PROCHAINES  CONFERENCES  AVEC  NATACHA  CALESTREME  et  PATRICIA  SERIN :

  Lorient, le 18 septembre à 20h30
http://quandleslivressouvrent.com/agenda–activites/conferences/conferences/calestreme-natacha-conference-comprendre-les-mecanismes-de-la-manipulation-QC1034-v.html

Rennes, le 4 octobre à 20h30
http://n.convergences.free.fr/Conf.natacha.calestreme.rennes.04.10.18.html

Angers, le 5 octobre à 20h30
Organisé par la librairie Chrysalide, je n’ai pas encore le lien vers la conférence

Caen, le 6 octobre à 10h30
http://www.librairieleauvive.com/10.html
(descendre jusqu’à la date du 6 octobre)

 

Les petites manœuvres du quotidien ne font pas de mal. Tout le monde a manipulé et a été manipulé un jour sans conséquence ; c’est une sorte de jeu social.

Malheureusement, la manipulation peut s’avérer dramatique lorsqu’elle s’avère être pathologique ; on parlera alors de perversion narcissique.

Sur la plage : « S’il vous plait, pouvez-vous me garder ma serviette pendant que je vais chercher un rafraichissement au bar ? » demande gentiment notre voisine. Nous acceptons car ce service rendu ne nous retire rien. C’est une manipulation consentie de politesse.
Au bureau : « Sois sympa, tu n’as pas d’enfant à aller chercher à la crèche, peux-tu me dépanner en traitant ce dossier en retard ». Selon le ton, la fréquence de la requête et la personnalité de ce (cette) collègue, le service demandé nous apparaît davantage se rapprocher de la manipulation.
Avec son conjoint, au moment de sortir dîner chez des amis : « Tu sors habillée comme ça, on dirait une p..e ». Et l’épouse de répondre : « c’est toi qui m’a demandé de mettre cette robe l’autre jour » ; et lui de rétorquer d’un ton sec, froid et sans appel : « tu ne comprends donc jamais rien ma pauvre fille ! L’autre jour, c’était pour aller voir les Durand ; ce soir c’est chez les Dupond, cela n’a rien à voir. D’ailleurs, j’en profite pour te dire que les Durand m’ont dit de toi que tu avais vraiment l’air négligé » ….

Dans ce dernier échange, on sent clairement un malaise. Et pour cause, nous avons affaire à une relation manifestement toxique. Le mari « sabote, embrouille, humilie et agresse sa femme ». On peut supposer qu’il y a de la perversion narcissique.

 

Dans le spectre des relations toxiques se trouvent un grand nombre de profils psychologiques qui utilisent la manipulation comme arme principale de destruction. C’est une clef pour atteindre le psychisme de l’autre. Une relation est toxique lorsqu’il existe une souffrance manifeste. Cela existe aussi bien dans la sphère privée (conjoint, parent, ami), que dans la sphère professionnelle et cela présente les mêmes caractéristiques. Une relation toxique est basée sur un principe de domination et de contrôle. La violence, souvent verbale au début, est systématiquement employée. Elle est psychologique, physique, sexuelle. Dans le cas de perversion narcissique le but est d’amener l’autre à l’état d’objet ; de nier son individualité, de le vampiriser en lui volant son énergie, sa lumière, sa force et sa beauté. La violence peut se dissimuler sous différents masques. Vous croyez être en présence d’une personne charmante, prévenante, cultivée, intelligente, charismatique, souvent un peu maternante ; mais plus ou moins rapidement, vous sentez que vous n’êtes plus maitre de votre emploi du temps, vous vous sentez confus et perdez progressivement l’estime de vous-même.

« Si je suis de mauvaise humeur, c’est de ta faute. Rien ne va jamais avec toi ! » Et encore pire : « Je sais mieux que toi ce que tu dois penser !»

Il n’est pas toujours facile de repérer la manipulation car elle peut être dissimulée sous de bonnes intentions. Mais si on vous fait comprendre que vous êtes nul, incapable, stupide par des manœuvres d’intimidation et de harcèlement, vous êtes dans une relation toxique avec un PN.
Dans une relation toxique, vous êtes diminué, rabaissé, infantilisé. Cela passe par du cynisme (vous n’avez pas d’humour !), des silences, du chaud et du froid, le contrôle de votre emploi du temps, les injonctions paradoxales …Le PN veut tout contrôler. Tout est calculé. Il ne ressent aucune culpabilité et tient l’autre dans la confusion par ses mensonges, ses humiliations et sa façon de saboter ses velléités d’indépendance. Si malgré tout vous réussissez quelque chose, il va vous convaincre que c’est grâce à lui.

La femme à son mari « tu es vraiment un minable ! Nos ne pouvons même pas partir aux sports d’hiver avec ton salaire de débutant ! Tu ferais bien de mettre un coup de collier ! » ….. un peu plus tard dans soirée : « De plus, avec soi-disant tes heures supplémentaires, tu rentres tard chaque soir et c’est moi qui dois tout faire dans cette maison »….

 

Que faire, que croire, que penser ? La personne harcelée devient confuse, embrouillée, coupable de ne jamais savoir que faire pour satisfaire l’autre qui l’assaille de reproches tous aussi injustes et contradictoires.

La logique est simple : plus vous vous sentez diminué, plus l’autre se sent supérieur. On perd progressivement toute estime de soi. On commence à vivre dans la peur des réactions de l’autre. On est paralysé par ses injonctions paradoxales. On vit dans la peur de faire mal, de dire une bêtise… On n’est plus maître de sa vie. Tout tourne autour de l’autre : ce qu’il va nous dire, nous faire…

C’est Marie-France Hirigoyen qui a levé le voile et popularisé ces notions dans son essai « Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien », paru en 1998. Elle y évoque les effets destructeurs (souffrance, dépression, traumatisme psychique, suicide, etc.) de ce que certains appellent en France pervers narcissiques et pervers paranoïaques, identifiés à des prédateurs sur le psychisme de leurs victimes dans tous les milieux : conjugal, familial, éducatif et professionnel. L’auteur, psychiatre et psychanalyste, décrit les différents visages de cette violence perverse qui, sous de multiples formes insidieuses et par des sous-entendus perfides, réussit à dégrader l’autre et à détruire la confiance qu’il se porte sans avoir besoin d’exercer sur lui la moindre agression physique. Cette persécution psychique est une véritable manipulation morale qui n’est plus cantonnée aux relations privées. Elle est ainsi devenue, au sein de l’entreprise, une méthode banale et efficace pour faire partir ceux que l’on ne veut pas licencier, au mépris de leurs droits et de leur équilibre psychologique.

Actuellement, seul le harcèlement moral au travail est un délit (Code pénal : articles 222-33-2 à 222-33-2-2 ). Alors que la mise en cause du producteur américain Harvey Weinstein pour harcèlement sexuel continue à faire réagir des victimes célèbres ou anonymes de tels agissements, la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, annonce « un projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles afin d’abaisser le seuil de tolérance de la société », qui s’attaque en particulier aux actes commis sur les mineurs et au harcèlement de rue.
(En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/15/une-loi-sur-les-violences-sexuelles-et-le-harcelement-de-rue-annoncee-pour-2018_5201296_3224.html#pBCTMRHxzXOD3V0v.99).
Le harcèlement psychologique au sein du couple est défini dans un nouvel article 222-33-2-1 du code pénal ; un projet de loi visant à réprimer les violences psychologiques pour que cela devienne un délit à part entière. Il définit ce nouveau délit comme le fait de « harceler son conjoint, son partenaire lié par un PACS ou son concubin par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale. » Ce harcèlement est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende s’il a causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. Dans les faits, comme les violences psychologiques ne laissent par définition aucune trace physique, la question de la preuve est redoutable. En outre, dans le cas d’un véritable pervers narcissique, généralement celui-ci parvient à donner le change et à renvoyer vers l’extérieur une image sociale très positive. Il reste donc extrêmement difficile d’établir la preuve de violences psychologiques au sein du couple.

Définitions :

Le terme « pervers narcissique » a été inventé par le psychanalyste Paul-Claude Racamier en 1986. Il reprend 2 concepts issus de la psychanalyse : le narcissisme et la perversité.
Si le terme s’est popularisé dans les années 90, il est également galvaudé au point d’être utilisé sans filtre. En psychopathologie, un vrai pervers narcissique se rapproche du sociopathe, seul reconnu par les instances psychiatriques et qui est une pathologie mentale à proprement parler. Les sociopathes ont des comportements anti-sociaux, ce qui n’est pas le cas du pervers narcissique/psychopathe, très bien intégré. Il a d’ailleurs souvent un statut socio-professionnel élevé qui le place à un niveau supérieur. (Enseignant, avocat, directeur, chef d’entreprise, Professeur, médecin …. Et même psychiatre ou psychologue qui connaissent parfaitement les rouages de d’esprit humain).
La gamme de la manipulation reste très large, passant de la simple manipulation consentie à la véritable perversion narcissique qui peut aller jusqu’à la mort de la victime.


Manipulation, harcèlement, perversion narcissique, ces termes sont à la mode. On a tendance à en voir partout ; chez un collègue, une connaissance, son conjoint… Cependant, seule une faible partie de ceux que nous suspectons de l’être sont de véritables psychopathes.

 

 

Manipulation

Se rattache étymologiquement au latin manipulus «poignée». Cela correspond à une façon d’agir sur quelque chose ou quelqu’un pour le modifier ou obtenir quelque chose dans un but précis. Ce n’est qui pas obligatoirement négatif.
Dans le cas d’une personnalité manipulatrice, vous avez à faire avec quelqu’un qui manque d’empathie et est profondément égoïste.
Le manipulateur a un objectif concret et précis. Il peut s’associer à un autre manipulateur pour parvenir à ses fins : ce peut être une promotion, une escroquerie … vous représentez pour lui un obstacle ou un marchepied. Il s’arrange pour vous laisser les dossiers ingrats à traiter au bureau ; à oublier sa carte bancaire au restaurant ou encore à être totalement indisponible pour aller chercher Tante Françoise à la gare ou encore aller au supermarché un dimanche matin.
Il va utiliser le mensonge, la flatterie, la tromperie, l’agressivité et l’intimidation. Le manipulateur se base, tout comme le pervers narcissique, sur les fragilités de sa « victime » pour arriver à ses fins. Mais le but n’est pas de la détruire. Il peut l’éliminer pour atteindre son objectif, mais il n‘est ni pervers, ni sadique.

Narcissisme

Selon le mythe fondateur conté par Ovide, Narcisse, adolescent d’une grande beauté se regarde dans l’étang pour voir son image. On a tendance à penser que c’est parce qu’il s’aime trop, alors qu’en fait, cela nous parle d’un chemin de connaissance de soi. C’est en s’aimant lui-même intensément que l’adolescent découvrit sa véritable nature, c’est en allant au bout de son narcissisme qu’il nous délivre un message universel. Un narcissisme équilibré permet de mieux se rencontrer et ainsi de mieux rencontrer l’autre.
Et justement, le PN ne s’aime pas. Il n’aime personne. Il cherche désespérément à combler sa faille narcissique en volant la beauté des autres et ne peut pas établir de relation normale de sujet à sujet, de respect et de réciprocité.

Perversion

La psychanalyse différencie la perversion de la perversité. La perversion est une pratique qui a été transformée pour satisfaire à des exigences. La perversité, elle, a pour but de dominer voire de détruire l’autre. En psychanalyse on parle de structure perverse.
Sigmund Freud a jeté un pavé dans la mare de la bourgeoisie bienpensante viennoise du début du XXème siècle lorsqu’il explicite que « L’enfant est dit pervers polymorphe car il modifie ses pulsions au cours de sa maturation, du stades oral (de la tété) au stade génital (de la reproduction) ….. Sa pulsion de vie n’a pas de « but de reproduction ». « Dans un premier temps l’enfant prend son plaisir par l’acte de manger. Le sein de la mère est alors perçu par l’enfant comme objet de plaisir » … puis, se succèdent différents stades de maturations… et donc, par dénaturations, le « polymorphe » peut représenter plusieurs formes ou attitudes. Lorsqu’il se présente un blocage lors de ces phases du développement, l’enfant peut rester fixé à ce stade de la toute puissance narcissique à laquelle il s’accroche pour « survivre ». Il est à noter que la plupart des personnes ayant souffert lors de leurs premières années de vie ne deviennent pas des PN !
Les sociopathes et les psychopathes ont une structure perverse et ils font preuve de perversité. Ils peuvent savoir que ce qu’ils font est interdit par la loi, mais ils tirent de la jouissance à faire du mal.
En revanche, une personne normale et bien intégrée socialement peut utiliser des « perversions » comme le masochisme, le fétichisme ou le sadisme que nous avons tous en nous à des degrés plus ou moins important.

Le pervers narcissique (PN)

Le vrai pervers à une structure proche du psychotique, il n’est pas totalement dans la réalité, il la rejette car elle lui fait très peur, il est dans le déni et dans le clivage. Il a un faux-self*. On parle de narcissisme exacerbé (d’où l’expression pervers narcissique). L’autre n’est qu’un objet qu’il manipule, domine, utilise et détruit. IL lui vole sa substance pour survivre. Il est incapable de se remettre en question. Il ne nuance rien ; c’est tout ou rien. Une sorte de Dr Jekyll et Mr Hyde.

« Nait-on pervers narcissique ou le devient-on ? » Les spécialistes s’accordent à dire qu’il pourrait y avoir une prédisposition génétique. D’où la difficulté à le soigner. Cependant, le contexte familial joue un grand rôle. A la base, la PN est un enfant hypersensible qui a eu un parent très autoritaire, ou même des parents eux-mêmes sous la coupe d’un aïeul. On retrouve également le cas d’enfant dont l’attitude des parents encourage sa tendance manipulatrice en ne mettant aucun cadre, aucune limite, aucune valeur de respect et en cédant à tous ses caprices. Ce peut être un enfant qui a subi un traumatisme et n’a pas eu suffisamment de ressources (internes et externes) pour s’en sortir sans de graves séquelles sur son développement.
Le pervers est totalement centré sur lui. Il a une résistance à la frustration quasiment nulle. Il est immature et colérique. Il veut tout contrôler et n’agit que pour ses intérêts personnels. On a face à soi un enfant égocentrique et blessé dans un corps d’adulte dominateur.
C’est un prédateur qui détecte parfaitement sa proie. Il prend le temps de s’incruster, de tisser sa toile. Il est doué d’un talent inné pour inspirer la confiance et établir rapidement une relation de dépendance entre lui et sa victime et la rendre accro à lui.
Sa perversion le conduit à jouir de vous voir souffrir, vous déprécier, vous anéantir jusque parfois au meurtre psychique qui vous amène à l’autodestruction et même au suicide. La victime perd tout repère jusqu’à son identité même.

Nous avons très peu de connaissance de la structure du PN car ils ne consultent pas ; ou seulement pour tenter d’instrumentaliser le spécialiste, notamment dans le cadre d’une psychothérapie de couple ou d’une médiation familiale. Pas d’IRM, de tests, de scanner pour imaginer détecter la faille neuropsychiatrique et /ou génétique. Nous n’observons donc son fonctionnement qu’à travers ses victimes. On évalue à peu près à 2 à 3% le nombre de vrais PN sur la population globale. Les neuropsychiatres pensent cependant que cette psychopathie est liée à un défaut physiologique du développement de la zone cérébrale liée au contrôle des émotions. En l’occurrence, le système limbique qui comprend l’amygdale (même si on sait aujourd’hui que d’autres parties du cerveau contrôlent lesdites émotions). Les psychologues comportementalistes et les psychanalystes tendent de leur côté à estimer que la cause se trouverait dans la petite enfance et/ou à cause d’un traumatisme. Un champ de recherches est ouvert. Le succès de méthodes comme l’EMDR ou même la méditation qui jouent sur la plasticité cérébrale laisse espérer du changement dans l’appréhension et le soin de cette pathologie.

Isabelle Nazare-Aga a répertorié 30 caractéristiques pour identifier un manipulateur. Au-delà de 20 items, vous avez certainement affaire à un pervers narcissique. Les 30 caractéristiques du manipulateur | Isabelle Nazare-Aga
isabellenazare-aga.com/les-30-caracteristiques-du-manipulateur/

 

Il semblerait que ce soit le plus souvent des femmes qui se plaignent d’être sous emprise. C’est sans compter sur la difficulté pour un homme d’admettre qu’il s’est fait piéger et manipuler par une compagne.
Séduisant, cultivé, beau parleur, on repère juste un manque d’humour, un besoin de tout contrôler et de masquer des pans entiers de sa vie. Il se montre charmant, prévenant, élégant lorsqu’il a besoin de se montrer sous son meilleur jour et qu’il se sent en position de domination. Orgueilleux, volontiers menteur lorsqu’il s’agit d’arranger la vérité, incapable de supporter une frustration, il peut « faire un caprice » comme s’il avait 4 ans. Vous n’avez plus alors un adulte équilibré devant vous, mais un petit enfant immature et fantasque.
S’il sent que sa toute puissance peut être remise en question, il bascule et devient violent en paroles et parfois en actes. Il est alors dans un mouvement intérieur de panique et l’exprime par l’agressivité. En fait, il a un fond de dépression et des défenses paranoïaques flagrants. Imprévisible, procédurier, rancunier et soupçonneux, il ne lâche rien au risque de s’effondrer. « Pitbull », « serpent » ou les deux, il enserre, enferme, étouffe et hypnotise sa victime jusqu’à la mort de celle-ci parfois ; mort psychique et même mort physique. (Suicide, somatisations, accident).

Le PN est un prédateur qui détecte parfaitement sa proie. Il a un instinct très sûr pour sentir la faille et se mouler dans le rêve de l’autre. Il prend le temps de s’incruster, de tisser sa toile. Il est doué d’un talent inné pour inspirer la confiance et établir rapidement une relation de dépendance entre lui et sa victime et la rendre accro à lui. Il choisit des personnes empathiques, sensibles, tolérantes, généreuses ; des personnes dont il envie les qualités car il ne les possède pas. Après la phase de séduction, où tout semble tellement « trop parfait », le PN commence à se montrer sous son vrai jour et le harcèlement, l’emprise, la vampirisation et la destruction s’imposent dans la vie de couple. Inutile d’essayer de vous justifier ou de lui faire entendre raison, il ne se remet jamais en question.

« Tu prends tout de travers, je n’ai jamais dit cela. Qu’est-ce que tu es allé raconter encore ! … »

Sa perversion le conduit à jouir de la voir souffrir, la déprécier, l’anéantir jusque parfois au meurtre psychique qui l’amène à l’autodestruction et même au suicide. La victime perd tout repère jusqu’à son identité même.

Le profil du manipulateur et celui du PN sont donc différents dans leur approche et dans les conséquences de leur interaction avec leur victime. Le manipulateur utilise l’autre pour obtenir quelque chose. Le PN cherche à s’en nourrir, l’isoler, lui voler sa substance et le détruire.

Lors des prochains articles, je vous expliquerai s’il y a un profil particulier de victimes de ces pervers narcissiques. Je vous donnerai également des clefs pour sortir de l’emprise et permettre à l’entourage de la repérer et d’aider un proche à s’en sortir.
Ci-dessous, quelques numéros de téléphones spécialisés dans l’aide aux victimes de harcèlement et quelques titres d’ouvrages de référence.

 

Patricia Serin,
Psychologue-Psychothérapeute

 

*D’après les travaux de D.W Winnicott, l’organisation de Faux-Self est favorisée très tôt au cours du développement lorsque la mère, incapable de répondre aux manifestations spontanées de son bébé, imposera ses choix et le contraindra à s’y soumettre. C’est cette non-reconnaissance répétée des gestes spontanés de l’enfant qui favorisera chez lui le développement d’un Faux-Self tyrannique.

 

SOS Harcèlement – Ligne 24h/24 et 7j/7. | sos-detresse.fr
sos-detresse.fr et sexuelles, harcèlement sexuel, prostitution, homosexualité …
Violences contre les femmes La loi vous protège
www.stop-violences-femmes.gouv.fr
Ne rien laisser passer.
SOS Femmes Accueil – Contacts – N° téléphones nationaux
www.sosfemmes.com/ressources/contacts_tel_national.htm

Bibliographie : 

Ouvrages de M-F Hirigoyen ; « Les manipulateurs sont parmi » d’Isabelle Nazare-Aga. « Les pervers narcissiques: qui sont‑ils, comment fonctionnent‑ils, comment … » de Jean-Charles Bouchoux. « Les pervers narcissiques » Que sais-je ? n° 4069 d’Alberto Eiguer.

2 romans : « Les blessures du silence » de Natacha Calestrémé et « Personne ne le croira » de Patricia Mac Donald