Psychogénéalogie, la crypte et le fantôme
5 février 2012

LA   PSYCHOGENEALOGIE

La psychogénéalogie est basée sur différents concepts de psychanalyse dont celui
d’inconscient collectif développé au début du 20e siècle par le disciple de
Sigmund Freud, Carl Gustav Jung. En 1913, dans Totem et tabou, Freud écrit  « Nous postulons l’existence d’une âme collective (…) [et la possibilité qu’] un sentiment se transmettrait de génération en génération se rattachant à une faute (dont) les hommes n’ont plus conscience et le moindre souvenir. » évoquant ainsi la possibilité d’une transmission par un inconscient reliant les membres d’une même famille.
PourJung, l’inconscient collectif est l’ensemble des images et motifs qui symbolisent les instincts fondamentaux de l’Homme. Il se manifeste sous forme d’archétypes, c’est-à-dire d’images anciennes, que l’on retrouve dans, les mythes et légendes, comme le dragon ou le paradis perdu, et qui seraient communes à toute l’humanité. Ces archétypes se manifesteraient dans les rêves, les délires, les expériences « extraordinaires » et toutes les formes d’art. C.G.Jung (1875-1961) Il développe l’idée qu’un enfant peut souffrir de tout ce qui est resté dans l’ombre dans l’inconscient parental : ces « arrière-plans secrets » que l’adulte masque et refoule. Jung parle même de « contagion psychique », de « folie à deux »  –ou davantage-  et de « participation mystique » pour expliquer ce qui lie l’enfant à l’inconscient parental. [Jung développe cette idée en 1924 dans son ouvrage "Psychologie et éducation"]
Il distingue plusieurs strates dans l’inconscient collectif : d’abord l’inconscient collectif familial, puis l’inconscient
collectif du groupe ethnique et culturel et enfin, l’inconscient collectif primordial (où l’on retrouve tout ce qui est commun à l’humanité comme la peur de l’obscurité, l’instinct de survie).
Jung précise que cet inconscient collectif sous-entend une certaine hérédité. Cependant, dans Psychologie de l’Inconscient (1913), il écrit : « Je n’affirme nullement la transmission héréditaire de représentations, mais uniquement la transmission héréditaire de la capacité d’évoquer tel ou tel élément du patrimoine représentatif »
La Psychogénéalogie est une méthode thérapeutique prenant en compte les influences de nos lignées familiales sur au moins 3 générations. Chaque famille est régi par un système de croyances conscientes et inconscientes. Des valeurs, des schémas,
et des lois définissent les liens, les droits, les devoirs conditionnés par l’histoire familiale. Loyauté, balance des comptes et autres phénomènes hérités nous influencent dans nos choix de vie et notre développement.
L’outil de base de la psychogénéalogie est le génogramme, c’est-à-dire la représentation graphique de la famille sur plusieurs générations. On y mentionne les faits de vie importants vécus par les membres des lignées maternelle et paternelle. Il a été mis au point dans les années 7 aux Etats-Unis avec l’école Palo Alto. Dès 1980, Anne Ancelin-Schützenberger introduit cet outil en
France tout en le perfectionnant : le concept de génososiogramme voit le jour.
L’arbre de vie s’étend sur au moins 4 générations et tient compte du contexte culturel, historique, sociologique de la famille.  Dans son livre « Aïe mes aïeux », cette pionnière de la psychogénéalogie aborde de nombreux phénomènes comme le
syndrome anniversaire, les loyautés familiales, le patient désigné… De nombreux auteurs tels que Didier Dumas ont élargi le champ de la recherche sur le transgénérationnel. Dans son livre   »L’ange et le fantôme »,  il explique  les effets des secrets de famille à travers les générations.

La crypte et le fantôme

Sandor Ferenczi (1873-1033), contemporain de Freud, a centré son travail sur les traumatismes
imposés aux enfants par les adultes. Il a ouvert la voie à de nombreux chercheurs, notamment Nicolas  Abraham(1919-1975) et
Maria Torok (1925-1998). Leur collaboration donne le jour à un livre « L’écorce et le noyau » (1978) dans lequel sont relatés  un ensemble de faits cliniques dont la théorie freudienne ne peut rendre compte.
Poursuivant les travaux de Sandor Fereczi, Nicolas Abraham et Maria Törok définissent le concept psychanalytique du fantôme : « ils (les fantômes) ne sont pas les trépassés qui viennent hanter, mais les lacunes laissées en nous par le secret des autres » (Etudes freudiennes, 1975).  Les concepts de fantôme et de crypte deviennent alors couramment utilisés par les cliniciens dont les plus connus sont Serge Tisseron, Didier Dumas, Jean-Claude Rouchy, Nicolas Rand, Jean-Georges Lemaire et Pascal Hachet.
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La crypte au sein du moi ou l’enterrement d’un vécu honteux indicible : « Lorsqu’il est impossible de reconnaître son chagrin, le trauma et tous les affects qu’il a provoqué se trouvent mis à l’abri dans un caveau. La crypte résulte d’un secret honteux partagé » avec l’objet d’amour perdu ».Judith Dupont, 2008.
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Le fantôme :« L’outil nécessaire pour notre travail nous a été fourni par Nicolas Abraham avec le nouveau concept
psychanalytique de « travail du Fantôme dans l’inconscient ». Il l’a défini comme le travail, dans l’inconscient d’un sujet, du secret inavouable (bâtardise, inceste, criminalité…) d’un autre (ascendant, mais aussi objet d’amour, voire patient ou thérapeute »
dit Claude Nachin. Cet auteur  étend la définition « au travail induit dans l’inconscient d’un sujet par sa relation avec un parent ou un objet d’amour important porteur d’un deuil non fait, ou d’un autre traumatisme non surmonté, même en l’absence d’un secret inavouable. » Les manifestations cliniques fantomatiques découlent du « travail psychique incessant et désespéré de l’enfant pour combler la lacune ». Du point de vue métapsychologique, le fantôme correspond au travail psychique de l’enfant « pour comprendre et soigner son parent, avec l’espoir d’en être à son tour mieux compris et soigné. »
Le fantôme transgénérationnel ou « travail du fantôme dans l’inconscient » désigne les effets des secrets de famille à travers les générations précédentes.
A l’instar de la notion de « vérité » chère à F.Dolto, il est important de considérer le secret intime, garant de la sécurité psychique. Par exemple, les parents n’ont évidemment pas à raconter leur vie sexuelle à leurs enfants. Ceci est aussi valable pour les petits que pour les adolescents et même les jeunes adultes. Le secret est un droit et une nécessité. Lorsque l’on parle de secret de famille, il s’agit de ces non-dits délétères, ces « fantômes dans le placard » dixit Freud : un fait, un trauma qui a engendré de la honte et de la culpabilité et se transmet à travers les générations. Pour Willy Barral,
l’enfant porteur du trouble psychosomatique est à la fois celui que l’on désire faire taire : « ce n’est rien, ce mal de ventre », et celui par qui la délivrance peut advenir « : faites quelque chose, nous, on ne sait plus quoi faire ! ». Pour autant, il ne s’agit pas de culpabiliser les parents ;
Dolto leur disait : « C’est de votre fait et non de votre faute. » Être parent, c’est être responsable. Si l’on accepte d’entendre ce que l’inconscient a à nous dire, alors, les symptômes n’ont plus de raison d’être.

Ce dont héritent les enfants

« Tout enfant a besoin de vérité pour se construire »,
affirmait F.Dolto (1908-1988).  Selon elle,  les troubles des enfants avaient pour origine les dettes inconscientes contractées par les adultes des générations précédentes. S’affranchissant de tout a priori théorique, elle a développé le concept « d’image inconsciente du corps » à partir de son expérience de clinicienne. Elle écoutait, observait, communiquait, cherchant à comprendre comment les « dires » d’un enfant s’expriment par son corps, ses gestes, ses expressions, ses productions (dessins par exemple). Le psychanalyste Willy Barral, formé par Françoise Dolto et Pierre Solié, développe l’idée que l’activité psychique de l’enfant se construit en relation avec l’histoire de ses parents et que leurs conflits inconscients s’écrivent  dans son corps. Dans son dernier livre, Le corps de l’enfant est le langage de l’histoire de ses parents (Payot, 2008), il explique que les symptômes psychosomatiques d’un enfant sont une façon d’exprimer ce qui a été dissimulé dans sa famille. Willy Barra poursuit dans cette thèse le travail de Dolto qui avait constaté que l’enfant « incarne » l’histoire psychique de ses parents avec ses cinq sens. Dans leurs dessins, les enfants racontaient des choses dont les parents n’avaient jamais entendu parler et validées par grands-parents. On peut tout naturellement introduire la notion de 6ème sens, appelée prosaïquement intuition, ou encore télépathie, lorsque  des informations sont transmises d’une personne à l’autre ou d’une génération à l’autre sans qu’aucune parole n’ait été échangée. Il est d’ailleurs reconnu que la proximité affective favorise
cette forme de télépathie : entre la mère et son enfant par exemple.

Etude de cas :

Alors que je proposais à un enfant de 6 ans de dessiner chaque membre de sa famille sur une feuille, il a représenté un oiseau en cage pour son grand-père maternel. En questionnant la mère, elle m’apprit après enquête que ce grand-père avait fait de la prison ; cet épisode tabou n’avait jamais été révélé aux enfants et la mère avait cru qu’ils avaient déménagé et que son père s’était absenté pour une bêtise qu’elle avait commise à l’école  élémentaire. L’ironie de l’histoire est que le propre père de l’enfant avait fait quelques mois de prison préventive avant qu’un procès ne l’innocente. La famille en avait été très affectée et je suivais cet enfant pour l’aider à surmonter ce traumatisme. Lorsque le non-dit au sujet du grand-père a pu être exprimé, les
troubles (dont la claustrophobie) du garçon se sont atténués.

La maladie du deuil ou deuil impossible d’un être cher.

Mais bien avant tous ces auteurs, c’est la pensée de C.G.Jung (1875-1961) qui développe l’idée qu’un enfant peut souffrir de tout ce qui est resté dans l’ombre dans l’inconscient parental : ces « arrière-plans secrets » que l’adulte
masque et refoule. Jung parle même de « contagion psychique », de « folie à deux »  –ou davantage-  et de « participation mystique » pour expliquer ce qui lie l’enfant à l’inconscient parental.
[Jung développe cette idée en 1924 dans son ouvrage "Psychologie et éducation"]
La recherche sur le processus du deuil, notamment lorsqu’il est entravé et perturbé, tient une place significative dans son œuvre : « Pour que les défunts (nous dirions les défunts tels que nous nous les représentons mentalement) soient en paix ou retrouvent la paix, et pour que les survivants aillent en paix, il est nécessaire que des paroles de vérité puissent être dites et des sentiments authentiques exprimés, à l’occasion du deuil, entre les proches du défunt et partagés avec l’ensemble de la communauté. » Claude Nachin (dans « Les fantômes de l’âme », pp. 30-31.)
Serge Tisseron, Christophe Fauré, entre autres, l’ont clairement expliqué : c’est davantage la répression des émotions liées à un deuil plutôt que l’évènement dramatique qui entrave la personnalité et crée des déséquilibres. La transmission de la vie psychique reste cependant au cœur de toute vie familiale. On hérite des gènes mais aussi de tout le vécu conscient et inconscient des générations précédentes.
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Patricia Serin, Psychologue-Psychothérapeute, février 2012
Bibliographie :
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Tous les ouvrages cités dans cet article et, également :
« Ma famille, mes fantômes ; guérir du lien quand il fait mal« (2010) et  » La psychogénéalogie expliquée à tous » (2007) d’Isabelle
de Roux
« La famille en héritage » de Zorica Jérémic et Patrick Vinois (2008)
« La voix de l’enfant dans la thérapie familiale » Carole Gammer (2005)
« Psychogénéalogie : pour en finir  avec l’emprise du stress » (2008) de Bernadette Picazo

L’ami imaginaire chez l’enfant
16 novembre 2011

« Emma, notre fille de 4 ans, a 2 amis imaginaires : une certaine Lola avec
laquelle elle partage ses fous rires et ses bêtises, et Tom, leur lapin, tout
aussi invisible à nos yeux. Elle se comporte avec eux comme si ils faisaient
partie de la famille. Lorsqu’il s’est agi de leur faire une place dans la
voiture lors du départ en vacances, nous nous sommes inquiétés.

J
‘en ai parlé autour de moi, au pédiatre et aux éducatrices de jeunes
enfants, et on m’a rassuré en me disant qu’au contraire cela faisait travailler
l’imagination de l’enfant et qu’il n’y avait rien d’alarmant
« .

Un ami imaginaire, qu’est-ce que c’est ?

Un ami imaginaire (ou compagnon imaginaire) est un personnage, inventé par l’imagination d’un enfant, avec lequel il entretien des liens d’amitié. Ce type de personnage possède souvent une personnalité. Il se créé durant
l’enfance, ou même parfois à l’adolescence. Il est très fréquent et reflète, d’après de nombreuses études sur la psychologie, les peurs, les désirs et les perceptions du monde dans lequel l’enfant se développe. Il exprime une partie
du potentiel créatif de l’enfant.

Est-ce normal ?

On estime qu’environ les 2/3 des enfants ont à un moment ou à un autre entre 3 et 8 ans un ami imaginaire. Il se présente généralement sous 3 formes : les amis invisibles, les animaux invisibles (chien, chat, souris…) ou des objets ou
personnages qu’ils rendent vivants (poupées, figurines, peluches). Ce phénomène n’est donc pas relié à un quelconque problème, mais à une forme d’imagination débordante et saine en soi.
L’intensité et la durée de cette phase varient beaucoup d’un enfant à l’autre: certains parents ne s’en rendront pas compte
alors que d’autres devront faire face à une tribu avec laquelle il faut composer au quotidien. En général ce phénomène s’estompe graduellement, surtout avec l’entrée à l’école, période pendant laquelle l’ami imaginaire fait souvent place à de vrais amis, bien réels. Ce personnage apparait souvent au cours de la phase œdipienne, entre 3 et 5 ans, alors que le petit ne fait pas encore la différence entre le réel et le fictif. Lors de la période dite de latence entre 6 -11 ans, ou à l’adolescence, l’apparition d’un ami imaginaire peut être là pour combler des moments d’incertitude tout à fait normaux du développement de la personnalité, surmonter des épreuves de séparations ou d’adaptabilité (changement d’école, déménagement, arrivée d’un petit frère, séparation des parents) ou exprimer la richesse d’une imagination particulièrement débordante. L’ami imaginaire peut donc, par un jeu de miroirs, permettre de mieux comprendre les besoins de l’enfant et sa personnalité.
Chez l’adolescent, en pleine construction identitaire, l’ami imaginaire est là pour  se rassurer narcissiquement, se confier, jouer tous les rôles sans être jugé ni rejeté. Nul besoin d’entrer dans un moule : l’ami imaginaire peut tout entendre et comprendre.
De récentes recherches  ont permis de  mieux comprendre les rapports et l’impact entre l’imaginaire d’un enfant et son environnement social. Centrées sur les compagnons imaginaires utilisés par certains enfants de 3 à 6 ans, elles se sont précisément attachées à définir « si ce recours à des –amis- non réels (ami invisible, animal en peluche personnifié…) s’expliquait par la pauvreté ou l’absence de relations sociales avec leurs camarades. En fait, les résultats vont à l’encontre de l’hypothèse d’une utilisation compensatrice, puisque les enfants concernés sont globalement appréciés par leurs pairs et ont un réseau amical aussi riche que les autres ».
Ces études ont également démontré que l’enfant avait davantage tendance à confondre fiction et réalité lorsqu’il s’agissait d’entités auxquelles l’entourage social les incitait  à croire, comme le Père Noël ou les Cloches de Pâques. Ces études ont donc conclu que « si l’imaginaire de l’enfant appartient en premier lieu à son monde interne, il n’est donc pas déconnecté du monde extérieur ». Tracy R. Gleason, « Imaginary companions and peer acceptance », International Journal of Behavioral Development, vol. XXVIII, n° 3, mai 2004. Tanya Sharon et Jacqueline D. Woolley, « Do monsters dream? Young children’s understanding of the fantasy/reality distinction », British Journal of Developmental Psychology, vol. XXII, n° 2, 2004.
Ce thème est devenu tellement populaire que même le fameux jeu des
Sims s’y est mis en introduisant un ami imaginaire dans sa série « les Sims 3″.

A quoi ça sert?

Pour les psychologues, rien d’anormal apparemment D’après eux, il s’agit d’un « double soi », permettant au jeune enfant de projeter ses désirs et ses préoccupations ; d’aménager un espace transitionnel avec une présence rassurante comme avec le doudou ; de permettre à l’imaginaire de se développer. Nous parlons « d’une fonction dans le développement psychique de l’enfant » L’enfant, fait preuve de créativité et d’intelligence pour échapper à des contraintes ou pour trouver des solutions à son ennui, à sa solitude. Il s’appuie sur ce compagnon imaginaire pour développer son autonomie, être moins accroché aux adultes. Il projette fréquemment ses pulsions, ses émotions et sentiments tels que la peur, les gros chagrins, la colère, la jalousie dans la relation à ce compagnon fictif. Cela peut être une façon d’attirer l’attention ou au contraire par besoin de se créer un jardin secret.
Cet ami peut l’aider à découvrir et à trouver sa propre identité, à se mettre dans la peau  de différents personnages, à
interagir avec eux avant d’affronter la réalité. En lui offrant la possibilité de jouer « pour de faux »  avec son ami,  il apprend à se connaître lui-même et à s’aventurer pour découvrir le monde.
Cette capacité à passer par une « autre réalité » peut se développer par exemple, dans un talent de romancier. Stephen King a ainsi eu pendant l’enfance un ami imaginaire nommé Jerry. Robert Louis Stevenson parlait à des personnages qu’il appelait « brownies » ;  quant au politicien et écrivain Machiavel, il entretenait de longues discussions au cours de dîners avec des invités, qu’il était le seul à voir.
En termes techniques, on dit d’un enfant qui parle tout seul à haute voix qu’il « soliloque ».
Rappelons que Saint Augustin à démontré dans ses Soliloques que parler tout seul était une façon de se retrouver, de faire face à soi-même avec sincérité.

Quand faut-il s’inquiéter?

Les parents doivent s’inquiéter de cette présence imaginaire, lorsqu’elle devient réellement trop envahissante dans la vie de l’enfant. Quand il fait des crises d’angoisse si ce compagnon « n’est pas là », que cette soliloquie tourne à l’obsession, que cela le coupe de son entourage, qu’il s’isole et déprime et ne vous parle plus que de façon incohérente.
Si l’on sent que son enfant se perd dans un monde coupé de la réalité ou qu’il se sert de ce compagnon imaginaire pour vous mentir et vous manipuler éhontément : « J’ai mis un holà à ce copain derrière lequel mon fils se réfugiait pour expliquer ses bêtises ». Il ne s’agi pas de rentrer dans un jeu pervers qui sous entendrait que la limite entre le vrai ou le faux n’existe pas.
D’où l’importance de ne pas s’adresse directement à l’ami en question. Vous pouvez même lui dire que vous ne voyez
pas cet ami et que c’est son envie d’avoir un espace personnel, un « copain », qui lui fait croire qu’il existe. En écoutant votre enfant parler de cet ami, vous en saurez un peu plus sur les émotions, les désirs et le caractère de votre enfant. En général,
il sait très bien que ce personnage n’existe pas réellement. Ce n’est donc pas une « hallucination », mais plutôt une façon de jouer. Au même titre qu’il va se construire un « château fort » dans sa chambre avec des cartons et des coussins, sans pour autant perdre de vue que ce n’est pas un château « pour de vrai! ».
Si ce « compagnon imaginaire » l’empêche de construire des liens d’amitiés avec des copains « réels » et que l’enfant est trop replié sur l’exclusivité de cette relation, un spécialiste pour enfants peut vous aider à comprendre ce qui se joue dans cette
mise en scène. Dans le cas où l’enfant se ferme au monde en gardant seulement son ami imaginaire, il faudra aller consulter un spécialiste qui l’aidera à dépasser la peur des autres enfants : de tout ce qu’il ne contrôle pas en dehors de son ami imaginaire.
Quelques fois, on est amené à s’interroger sur la nature de ce personnage.
Surtout si votre enfant vous raconte que cet ami imaginaire n’est pas de son âge ; que c’est un « adulte » ou qu’il est menaçant.  Certains psychologues pensent qu’il existe la possibilité que votre enfant voie le monde invisible et que ses amis existent « réellement ».
Cette éventualité est un thème délicat. En parler à  un professionnel de la vie spirituelle et à un spécialiste averti pour opérer un discernement peut être nécessaire. Car une personne qui vit avec le Ciel vit aussi et avant tout dans le monde des hommes incarnés.

A faire et à ne pas faire :

L’imaginaire d’un enfant doit l’aider à grandir, pas le couper du monde de la réalité. Lorsque l’écoute affectueuse, le recadrage et la fermeté ne suffisent pas,  il faut alors consulter un spécialiste.
Respecter le jardin secret de son enfant tout en s’intéressant à ce qu’il fait, ce qu’il aime et comment il se sent.
Etre fier de l’enfant qui devient autonome, pas jaloux qu’il ait déjà des rêves en dehors de vous.
Accepter qu’il ait un ou plusieurs compagnons fictifs sans leur donner trop d’importance au risque de cautionner la confusion entre le « vrai et le faux ».
Ne pas se moquer de ses rêves, de ses jeux à « faire semblant », de ses questions. Toutes les allusions du type « c’est idiot,
tu ne peux pas parler avec quelqu’un qui n’existe pas! », risquent de blesser l’enfant et à l’inciter à se replier davantage sur
lui-même.  De plus, trahi dans sa confiance et incompris, il sera sans doute réticent pour partager d’autres secrets sur avec vous.
Savoir dire « je ne sais pas », tout en l’aidant à chercher et à comprendre. Livres, documentaires, musées, école de la nature :
de multiples supports vous permettent de l’aider.
Se renseigner auprès des enseignants pour savoir si l’enfant joue avec ses camarades de classe, s’il n’a pas de soucis d’intégration, s’il participe à la vie de l’école.
Grâce à ce personnage qui n’existe que pour lui, votre enfant construit son identité de façon créative et gère les conflits et
les doutes qu’il rencontre en grandissant.
Comme pour chaque principe éducatif : écoute, respect, protection, fermeté et bienveillance sont les alliés des parents et des
éducateurs pour aider l’enfant à s’ancrer dans la réalité tout en gardant la faculté de s’émerveiller et d’être créatif.

Pour aller plus loin :

Des films
« Le Secret de Kelly-Anne », 2006 (film pour enfants)
« Trouble jeu »,  2005 (film pour adultes)
« Sixième sens » 2000 (film pour adultes)
« La cité des anges » 1998 (film pour adultes)  » présents
toujours mais invisibles à nos yeux ».     
Des livres
« L’enfant parmi les autres, se construire dans le lien social » Milan, A. Beaumatin et C. Laterrasse
« Parler à ses enfants » Odile Jacob, Dr Antoine Alaméda
« L’imaginaire » Bayard, coll. La vie de famille, 2004. Anne Gatecel.
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Un petit cours de psychologie autour de l’imaginaire infantile (extraits, Patricia Serin)
L’amitié est un un lien particulier, fait de complicité, de communication et de partage
qui unit deux êtres, ou un groupe de personnes, n’appartenant pas à la même famille.
L’imagination est la faculté de se représenter les formes par la pensée, l’imaginaire étant  le contenu de ce qui est produit par cette fonction. Cet imaginaire peut se concevoir comme une sorte de territoire intime et propre à chacun dans lequel celui-ci exerce sa faculté d’imagination. Ceci sans les barrières et les contraintes de la réalité. Il s’agit d’un caractère
individuel, privé et donc, d’un pouvoir de la pensée. Il peut aussi se manifester dans le processus de créativité : les jeux, le dessin, la peinture, le modelage,  la poésie (etc.) sont des expressions de l’imaginaire.
L’imaginaire tient une place essentielle dans la construction et la cohésion de la vie psychique. Il nous accompagne dans toutes les étapes de notre existence. En prise directe avec la rêverie maternelle, l’imaginaire du bébé passe de la phase d’indifférenciation à celle d’un espace transitionnel,  puis au jeu symbolique permettant à l’enfant de se penser de manière autonome.  Progressivement,  la mère et tout le corpus socioculturel dans lequel baigne l’enfant,  donnent des interprétations et du sens aux expériences de l’enfant.  En surmontant les angoisses liées à la séparation et grâce au bain de langage qui l’accompagne, le petit investit des objets extérieurs au corps maternel ; son imaginaire peut alors exister indépendamment de celui de la mère. Le processus d’individualisation est en route.
Pour de nombreux auteurs, à la fois théoriciens et praticiens de la psychologie, l’imaginaire du bébé est d’abord celui de sa mère. La capacité de rêverie maternelle initie un processus de pensée dès le premier mois de vie et tout au long de la phase dite d’indifférenciation entre le bébé et sa mère. (A. Freud, M. Klein, J. Piaget, Winnicott, F. Dolto, etc.).
W. Bion montre que c’est la mère qui donne sens aux vécus du tout-petit, les mobilise en l’interprétant, les expériences
du bébé acquérant ainsi une signification. Peu à peu au fil des expériences de séparation, le bébé commence  s’individualiser : c’est le premier espace de pensée appelé l’aire transitionnelle (Winnicott), dans laquelle le bébé choisit un objet qu’il est capable de penser.
Tout au long du développement, d’autres processus symboliques vont se manifester dans un espace qui s’agrandit. Le jeu
symbolique puis le langage témoignent de ces progrès. L’imaginaire peut alors exister indépendamment de celui de la mère. C’est le processus d’individualisation qui amène le bébé à penser d’une manière autonome.
Le jeu est un élément essentiel de la construction psychique, physiologique et sociale d’un enfant. Il s’exprime dans les activités corporelles et sensorielles dès les premières semaines  de vie : les contacts, les sons échangés et modulés avec l’entourage, les sensations, les odeurs et les images sont autant d’activités propices à la création d’espaces imaginaires. Après ces jeux de percevoir et explorer, vient le jeu de l’avoir et du garder des premières années. L’enfant  apprend à distinguer et comparer, assembler/désassembler, remplir/vider, construire/démolir ; puis l découverte consciente de la différence des sexes, le jeu du papa et de la maman, les jeux de pouvoir et de rivalité, les jeux d’alliances complices, de projections et d’identifications.
Au cours de ces jeux, l’enfant se sert de son imagination pour appréhender le réel, mais aussi pour s’évader et se réfugier
dans un monde bien à lui.
Le jeu est indispensable à l’enfant pour grandir, l’expression de son imaginaire est un indice de bonne santé mentale.
Patricia Serin, Novembre 2011.

Survivre à l’absence
2 novembre 2011

Deux romans autobiographiques
explorent la traversée du deuil d’un conjoint.

comment survivre  l’absence, comment ne pas perdre pied face au vertige de la perte.

Après la stupeur, le déni, le marchandage, la révolte, la dépression,  après les tracas administratifs l’affrontement avec le vide, les autres, l’absurdité de la vie sans elle et sans lui……..la lente remontée vers la surface pour respirer à nouveau et
redécouvrir que la vie est belle.

« Veuf » de Jean-Louis Fournier. Stock. 2011.

« … on reconnait le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va sur la pointe des pieds ».

J-L Fournier est également l’auteur de « Où on va Papa? ». Poche, 2008. Prix Fémina dans lequel l’auteur raconte son
vécu, par tranche de vie, avec ses deux fils handicapés. Derrière l’humour grinçant, noir, du papa, on a salué la tendresse, la finesse du trait, l’autre vision du handicap.

« J’ai réussi à rester en vie » de Joyce Carol Oates. Ed. Philippe Rey. 2011.

Comme dans « Veuf », J.C. Oates raconte le choc ahurissant de la mort de son conjoint après plusieurs dizaines
d’années d’union fusionnelle. J.C. Oates est une poétesse et romancière américaine de renom, auteur de plus de 70 œuvres saluées par les critiques internationales.

Entre souvenirs poignants et anecdotes joyeuses, les auteurs racontent le deuil d’un ton décalé, avec une lucidité cinglante et
un regard sans concession sur eux-mêmes et les autres.
Pour retrouver la description des différente étapes du deuil, des conseils d’adresses, de sites web et de livres sur le
thème du deuil, je vous invite à consulter mes précédents articles en catégories « Développement personnel » et « Actualités » du présent blog :

« Faire son deuil. Chapitre 1″. Publié en octobre 2010.

« Parler de la mort aux enfants ». Chapitre 2. Publié en octobre 2010.

Je vous invite également à retrouver en podcast sur le site inress.com la conférence de Christophe Faure, psychiatre, spécialisé dans l’accompagnement des personnes en fin de vie et de leurs proches. S’appuyant sur cette expérience riche de rencontres et de partage, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le deuil et la perte. Que ce soit par la disparition d’un être cher ou la perte d’une relation d’amour, il existe un processus dont il est important de connaître les clefs pour traverser cette souffrance du mieux possible. Le cœur de son travail se fonde sur la conviction que chacun d’entre nous porte en lui d’insoupçonnables ressources pour se libérer de l’étau de la peine et parvenir enfin à l’apaisement.

Site du Dr. Fauré : www.christophefaure.com

Psychogénéalogie, exemples cliniques et collectifs.
18 septembre 2011

Van Gogh, Amélie et Sarajevo

L’inconscient ignore le temps mais il n’est pas étranger aux cycles.

Ainsi, il n’est pas rare qu’un sujet débute une maladie à la date anniversaire du décès d’un proche. Dans un registre plus joyeux, la date de naissance ou de conception d’un enfant est souvent commémorative d’un autre évènement du passé. La fréquence du phénomène rend très improbable une simple coïncidence.

Exemples cliniques significatif de la force de l’inconscient personnel et familial :

  • Vincent Van Gogh est né un an, jour pour jour, après un frère ainé, mort et également
    prénommé Vincent. (Voir le livre de Monique Bydlowski « La dette de vie - itinéraire psychanalytique de la maternité » PUF 2008.

  • A 28 ans, Amélie exprime une demande de soutien psychologique. Son frère de 31 ans vient de décéder d’une rupture d’anévrisme. Leur père était décédé au même âge d’un arrêt cardiaque. Enceinte de 2 mois, elle refuse l’idée d’attendre un garçon, persuadée qu’une « malédiction » plane sur les hommes de la famille. Un travail de décryptage et d’exploration de son arbre généalogique accompagné d’une psychothérapie viendra à bout de ses résistances et l’aidera à accueillir son bébé, un garçon, avec confiance et sérénité.

 

Autre exemple significatif, cette fois-ci, de la force de l’inconscient collectif :

Concernant l’ex-Yougoslavie : les Serbes ont été vaincus au Kosovo il y a 600 ans,  à l’issue de la bataille du 28 juin 1389. Cette défaite est devenue un deuil quasi national et est chantée dans différentes chansons de gestes depuis des centaines d’années. Ce traumatisme ancestral du peuple serbe a été réactivé le 28 juin 1914 lors de la venue à Sarajevo de l’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Hongrie.
Cette visite a été ressentie comme une provocation, le jour anniversaire de la perte du Kosovo par les serbes. L’Archiduc y sera assassiné, ce qui déclenchera la guerre de 1914-1918 et des millions de morts. L’ »histoire se répète le 28 juin 1989 avec la commémoration par Milosévic de la défaite du Kosovo de 1389 et le retour des restes de Saint-Lazare (le prince serbe Lazare) assassiné le 28 juin 1389 par les musulmans d’Albanie et du Kosovo. Une « revanche », 600 ans après un traumatisme national dont le deuil n’avait jamais été fait.

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Synchronicité et Livre Rouge
12 septembre 2011

Synchronicité et Livre Rouge

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A l’occasion de l’exposition :

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« Le livre rouge de C.G. Jung (1875-1961). Récit d’un voyage intérieur »
du 7 septembre au 7 novembre 2011 au Musée Guimet à Paris,

J’ai choisi d’aborder un des concepts clef de l’œuvre de
C.G. Jung : La synchronicité concept résumé en deuxième partie de cet article.
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L’exposition :

Tenu secret durant 50 ans, l’exemplaire original du Livre rouge du psychanalyste suisse Carl G. Jung est présenté
au musée Guimet pour la 1ère fois en France. Cet ouvrage magnifique et imposant est calligraphié, enluminé et
illustré de sa main. Jung y consigna ses rêves et ses visions, puisant ses sources d’inspiration dans l’hindouisme,
le bouddhisme et le taoïsme.
Pour illustrer la fascination de Jung pour les mondes indien, tibétain, chinois et japonais, la présentation
du Livre rouge est complétée par un ensemble de pièces réalisées par Jung, des œuvres du musée Guimet  :mandalas, peintures, calligraphies… ainsi que par une dizaine d’illustrations exceptionnelles provenant du manuscrit
des Visions secrètes du Vème Dalaï-Lama.

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La conférence :

Lundi 19 septembre à 12h15 Conférence publique et gratuite
Auditorium du musée Guimet, 6 place d’Iéna, Paris 16
« L’Asie dans la pensée interculturelle de Carl
Gustav Jung : aspects d’une rencontre »
Par Christine Maillard, professeur à l’université de Strasbourg
Durant la première moitié du XXème siècle de nombreux intellectuels européens témoignent un vif intérêt
pour les cultures et religions asiatiques, qu’ils aient ou non voyagé en Asie. L’auteur du « Livre Rouge » partage cette fascination, et commentera de nombreux textes et représentations, de l’Inde à l’Extrême-Orient et au Tibet.
La conférence s’intéressera à deux dimensions de cette relation de Jung à l’Asie :
l’interprétation que le psychologue propose d’éléments de ces cultures, dans leurs différence avec l’Occident ;
l’influence de cette réception sur la constitution de sa propre œuvre, et en particulier sur sa psychologie de
la religion.
Christine Maillard, professeur d’études germaniques à l’Université de
Strasbourg, est spécialiste de la pensée de Carl Gustav Jung, dont elle a
traduit notamment le Livre Rouge (trad. fr. 2011).
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La synchronicité :

Définitions :
« Dans la psychologie analytique développée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, la synchronicité est
l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais
dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit. Cette notion s’articule avec d’autres notions de la psychologie jungienne, comme ceux d’archétype et d’inconscient collectif ». Wikipédia
 » Il existe des chaînes de causalité
qui nous semblent n’avoir aucun sens, et il existe aussi des coïncidences
aléatoires qui n’ont aucun sens. Il faut donc se garder – Jung y a insisté – de
voir des coïncidences significatives là où il n’y en a pas réellement. »
[]. Marie-Louise Von Franz
Le  concept de synchronicité peut être évoqué à chaque fois que le principe de causalité
n’explique pas le lien qui unit deux ou plusieurs faits. Il semble qu’un lien sémantique relie
deux mondes apparemment totalement distincts. En 1952, Jung illustre ce phénomène par le fameu épisode du Scarabée d’or :
« Je citerai, simplement à titre d’exemple, un cas que j’ai observé. Après plusieurs
tentatives pour tempérer son rationalisme
(à propos d’une de ses jeunes patientes aux fortes résistances), je dus me réfugier dans l’espoir qu’un
évènement inattendu et irrationnel surviendrait…
Dans un moment décisif de son traitement, cette patiente eut un rêve où elle recevait en cadeau un scarabée d’or.
Tandis qu’elle me racontait son rêve, j’étais assis le dos tourné à la fenêtre fermée. Soudain, j’entendis derrière moi un bruit, comme si quelque chose frappait légèrement à la fenêtre.
Me retournant, je vis qu’un insecte volant à l’extérieur heurtait la vitre. C’était un cétoine dont la couleur vert doré ressemblait fort à un scarabée d’or.
J’ouvris la fenêtre et attrapai l’insecte en plein vol et le lui offrit en lui disant : « voici votre scarabée ».
Cet évènement détermina la percée que nous avions longtemps cherchée. Le traitement put être poursuivi avec
des résultats satisfaisants ».
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Jung distingue trois types de synchronicité :
  • « La coïncidence d’un état psychique avec un évènement simultané, objectif,
    extérieur ». Ceci est parfaitement illustré par l’épisode du scarabée d’or.
    Autre exemple : le 15 novembre 2010, je prépare un article sur la
    psychogénéalogie et la thérapie systèmique. A 18h, au cours d’une pause,  j’allume la radio et constate qu’elle est déprogrammée … je tombe « par hasard » sur radiomedecinedouce.com et j’entends « …Notre invitée, -psychogénéalogiste- Daniella Conti… »dans les années 60 à Palo Alto, c’est le début des thérapies familiales et
    systèmiques… » Chacun sait que c’est également à Palo Alto que Grégory Bateson va mettre au point le Génogramme, inspiré des recherches en généalogie familiale. Concept développé ensuite en Europe par Anne Ancelin-Schutzenberger avec la psychogénéalogie et le génosociogramme.
  • « La coïncidence d’un état psychique avec un évènement extérieur qui a lieu hors du champ de perception, vérifiable seulement après coup ». Par exemple, le rêve ou le flash d’un évènement qui est entrain de se passer. Une personne me raconte qu’elle s’est réveillée brutalement et angoissée  à 3 heures du matin, heure indiquée par son réveil. Un ami de longue date lui faisait un signe de la main d’un bateau et le bateau s’éloignait dans la brume…  Le
    lendemain, elle reçoit un appel téléphonique qui lui annonce que son ami est décédé cette nuit…à 3 heures du matin.
  • « La coïncidence d’un état psychique avec un évènement futur pas encore existant éloigné dans le temps et qui ne peut être vérifié qu’après coup ». On retrouve ici le rêve et le flash prémonitoires. De nombreuses personnes témoignent de visions de tours en flamme, de crash d’avion et de personnes se jetant dans le vide dans une atmosphère de fin du monde peu avant le 11 septembre 2001.

« A partir de ces réflexions, je ne crois donc pas qu’on puisse insérer la notion
de synchronicité dans le corpus des sciences comme elles sont aujourd’hui, mais
que nous nous trouvons plutôt avec elle au seuil d’une transformation radicale
de ce que peuvent être les sciences, une transformation qui ne les abolira pas,
mais les mettra à leur « juste place  dans une vision du réel beaucoup plus étendue. »
(Michel Cazenave dans « La synchronicité, l’âme et la science »).
Les expériences de synchronicité nous ouvrent vers le « sens ». Elles nous offrent l’occasion de reconsidérer notre
rôle au sein d’événements, mais également par rapport à notre famille et au monde. Au cours d’une thérapie, l’intuition s’aiguise et l’attention au phénomène de synchronicité ainsi qu’aux rêves optimise les prises de conscience transformatrices.

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Livres importants pris au hasard :

 » La Synchronicité, l’âme et la science  » Marie-Louise Von Franz, Albin Michel 1984.
« Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées » recueillis par Aniéla Jaffé, est l’autobiographie partielle du psychiatre suisse C.G. Jung (1875-1961), qu’il a entrepris en 1957, qui fut publiée dans sa version originale allemande l’année de sa mort, en 1961 et en traduction française en 1967. Ce livre relate l’enfance de Jung, sa vie personnelle et son exploration de la psyché.
« La synchronicité, l’âme et la science » Michel Cazenave, Albin Michel 1995.
« La route du temps – théorie de la double causalité » de Philippe Guillemant, 2010, Ed. Le temps présent.

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Quand la grande histoire illustre le concept de synchronicité.

Deux Présidents Américains que tout sépare. Deux présidents qui n’ont rien
en commun? Pas si sûr.
Quand on se penche sur leur histoire, on est surprit par le nombre de
coïncidences qui lient ces deux hommes.
LINCOLN: élu Président en 1860
JFK: élu Président en 1960
Tous les deux tués un vendredi, près de leur épouse, par derrière, d’une balle dans la tête.
La secrétaire de Lincoln s’appelait Kennedy, celle de Kennedy s’appelait Lincoln.
La secrétaire de Lincoln lui déconseilla fortement d’aller au théâtre Ford où il fût abattu dans la loge Kennedy;
La secrétaire de Kennedy lui déconseilla d’aller à Dallas: la voiture dans laquelle il prit place était une Ford
Lincoln Booth, assassin présumé de Lincoln, le tua dans un théâtre et se réfugia dans un entrepôt; Oswald, assassin présumé de Kennedy, le tua depuis un entrepôt et, se réfugia dans un théâtre.
BOOTH: né en 1839
OSWALD: né en 1939
Tous les 2 furent tués par un « vengeur » avant d’avoir été jugé.
ANDREW JOHNSON: successeur de Lincoln né en 1808 et mort 10 ans après Lincoln.
LYNDON JOHNSON: successeur de Kennedy né en 1908 et mort 10 ans après Kennedy.
2 victimes: même nombre de lettre dans leur nom.
2 assassins: même nombre de lettre dans leur nom.
2 successeurs: même nombre de lettre dans leur nom
Ce phénomène curieux
procède de la synchronicité (ou le hasard et les coïncidences).
Quand on étudie 2 phénomènes en synchronicité, on a pour habitude de tracer un
axe de symétrie entre les 2 événements étudiés et on regarde si le phénomène de coïncidence se poursuit.
Ici, 36151 jours séparent les deux assassinats des Présidents. le milieu tombe le 28 JUIN 1914, jour de l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand (AFF) à Sarajevo, événements qui allaient déclencher la seconde guerre mondiale.
AFF tué d’une balle dans la tête par derrière, accompagné de sa femme.
Son assassin, Princip, avait un surnom: Ruby (nom de l’assassin d’Oswald)
Le couple avait pris place dans une Lincoln conduite par un chauffeur irlandais nommé Kennedy
Le trajet impérial partait de l’entrepôt de la gare pour aboutir dans les marchés du théâtre.
Princip ne fut jamais jugé et fut tué en prison par un « vengeur ».
La photo de l’arrestation de Princip fût prise par une américaine nommée Johnson.
Publié dans MYSTERES
Patricia Serin, septembre 2011

Atelier au Salon Zen du 26 septembre au 3 octobre 2011
7 septembre 2011

Mieux se connaître, trouver son équilibre, adopter des attitudes positives, traverser les
petites et grandes tempêtes de la vie avec plus de sérénité, laisser libre cours
à la créativité et porter un regard neuf sur la vie… Si ça s’apprenait ?
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Retrouvez-moi le jeudi 26 octobre sur l’espace de l’INREES au salon zen.
L’INREES s’associe avec le Salon Zen et vous propose pendant 5 jours des évènements — rencontres, dédicaces, avant-première, etc. — ainsi qu’un espace d’échange avec les professionnels de santé du réseau d’accueil et d’écoute.
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Chaque jour, à 11 heures et 16h, pendant 2 heures et sur inscription (contact inrees.com), rencontrez des professionnels du réseau d’écoute.
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Calendrier des rencontres et dédicaces d’invités prestigieux :
  • Le jeudi 29 octobre, de 15h30 à 17h, dédicaces et rencontre avec l’écrivain Bernard Werber, auteur de nombreux ouvrages traduits dans le monde entier, dont   »Les fourmis » et les « Thanatonautes », « La nouvelle encyclopédie du savoir relatif et absolu », … entre autres.
  • Vendredi 30 sptembre de 14h à 16h, décicaces et rencontre avec la psychologue Marie de Hennezel. Présentation et dédicaces de son dernier livre, écrit avec son fils Edouard de Hennezel  « Qu’allons-nous faire de vous ? » paru chez Carnets nord. Une série d’entretiens menée avec les enfants de la génération 68 révèlent leurs craintes et leurs espoirs. Comment la génération montante se prépare-t-elle à la vieillesse et à l’éventuelle dépendance de ses parents ?
  • Dimanche 2 octobre de 14h à 16h,  : Conférence de Stéphane Allix, président et fondateur de l’INREES :  »Face à la mort ».
  • Lundi 3 octobre de 11h à 13h : Présentation en avant première du nouveau livre de Thierry Janssen : « Le défi positif », une autre manière de parler du bonheur et de la bonne santé.
  • Retrouvez également : Henri Vignaud et Philippe Huguelit.

Adresse Salon Zen : Espace Champeret, 26 rue Louise Michel, Paris 17. Métro Louise Michel

Patricia Serin, septembre 2011

 

 

Parler du 11 septembre en famille
3 septembre 2011

 

L’écrivain Bernard Chambaz raconte l’histoire d’amitié de deux enfants interrompue par les attentats du 11 septembre aux Etats Unis d’Amérique.

Nassir est musulman et John baptiste. Pour protester contre l’amalgame fait entre islamisme et islam, entre
arabes et terroristes, Nassir ne cesse de dire : « Je ne m’appelle pas Ben Laden! »

Ce livre aborde la grande histoire et des thèmes universel comme l’amitié, la loyauté, la connaissance et le courage à partir de la vision de deux enfants au cœur d’un drame collectif.

Ce joli album illustré offre des encadrés photos explicatifs de dates clé de l’histoire contemporaine.

C’est l’occasion de parler en famille du 11 novembre 2001, de l’amitié, des amalgames dus à l’ignorance et des valeurs que chaque parent souhaite transmettre à ses enfants.

« Je m’appelle pas Ben Laden », de Bernard Chambaz, illustrations de Barroux, éditions rue du
Monde, 2011.

Voir aussi mon article du 18 mars 2011 : « les catastrophes expliquées aux enfants ».

Patricia Serin

Le sommeil chez l’enfant et l’adolescent. Chapitre 2
10 août 2011

« J’ai  pas sommeil,… j’ai peur du noir, …

…y’a un monstre dans ma chambre, …

,… j’ai soif, … j’ai mal au ventre, … »

j’veux dormir avec
vous!!! »                                                                                                               

Quel parent n’a pas un jour eu des soucis avec le sommeil de
son enfant.

Pour que le moment du coucher ne vire pas à l’épreuve de
force et que la nuit ne devienne

pas un cauchemar pour toute la famille, cet article vous donne des réponses et des astuces.

«                                                                                                        Le sommeil c’est la
santé, dormir c’est vivre aussi » (Inpes 2007)

Le sommeil de l’enfant : pourquoi faire?

Comme pour les adultes, le sommeil de l’enfant est essentiel à sa vie et à son développement.

Alors que les parents récupèrent de leur côté, l’enfant grandit!  Et oui, c’est principalement pendant le sommeil que
l’hormone de croissance est secrétée. Alors que son système nerveux s’organise, il se détend, récupère des tensions
nerveuses de la journée en rêvant il fait le plein d’énergie et booste son système immunitaire.

Au fur et à mesure qu’il grandit, les cycles s’allongent : Le cycle du
nourrisson  dure 50 minutes ; son sommeil se compose de plusieurs  petits épisodes, avec une périodicité de 24 heures.

Entre un et trois mois, le rythme de 24h heures s’installe progressivement

et le sommeil nocturne est classiquement acquis avant six mois.

Bienheureux parents dont l’enfant « fait ses nuits à 1 mois! Ils équilibrent les

statistiques pour les épuisés dont le tout-petit de 18 mois n’a toujours
pas pu dormir  heures d’affilée…

En résumé, dormir est vital pour tous les êtres humains, et particulièrement chez
l’enfant

  • Il a une fonction de croissance: c’est durant la phase de sommeil profond que
    l’hormone de croissance agit.
  • Il a également une fonction de récupération: cela permet aux muscles,

au cerveau et au psychisme de récupérer afin d’être à nouveau opérationnel le lendemain.

  • On note aussi une fonction de régulation: endocrinienne et neurologique,

  • une fonction immunitaire: le sommeil agit sur le renforcement
    des défenses immunitaires et donc agit sur la capacité à lutter contre les microbes, les virus et autres infections.

 

  • Et une fonction métabolique: le sommeil permet en particulier chez le jeune enfant d’assimiler
    et de réguler les stocks énergétiques dus à l’apport alimentaire.

Respecter
ses rythmes selon son âge et ses besoins

Chaque enfant est différent. Il
n’est pas rare que dans une même famille cohabitent de gros

et de petits dormeurs. Comme pour
l’alimentation, un enfant qui grandit normalement

est un enfant qui mange et dort suffisamment.

La durée du sommeil : le 1er mois, le nourrisson se réveille toutes les 4 à 6
heures au rythme des tétées et des changes ; il dort de 16 à 19 heures par jour.

Vers 3 mois, il peut « faire ses
nuits » : à savoir dormir de 20h à 6 heures. Il redort souvent le matin et l’après-midi
jusqu’à concurrence de 14 heures à un an.

Il dort 11 heures vers 3-4 ans, 10 heures à 10
ans, 8 à 9 à l’adolescence.                                            

Si votre enfant n’a vraiment pas
l’air fatigué au moment d’aller au lit, repérez l’heure à laquelle il commence
à montrer des signes de baisse de vigilance (yeux qui piquent, bâillements) et
couchez-le à ce moment-là. Si l’horaire vous semble tardif, couchez-le chaque
soir un quart d’heure plus tôt jusqu’à régulation.

 

Permettre
à son enfant de bien dormir

Fonction naturelle, le sommeil devrait aller de soi,
or, 10 à 20% des consultations de pédiatrie

et de psychologie de l’enfant concernent des troubles du sommeil ;

et ces chiffres ne cessent d’augmenter.14% des enfants se plaignent de difficultés d’endormis-

sèment et 17% des adolescents d’insomnie.

 

Le coucher  :  un
moment privilégié

Le sommeil d’un enfant se prépare. Comme pour les adultes, privilégiez une chambre

Calme, fraiche (19°), aux couleurs douces et un lit confortable.

Pour les nourrissons, les conseils du pédiatre vous indiqueront la meilleure position

Pour votre bébé : sur le dos, sur le côté, avec un babyphone pour vous rassurer…

Le jeune enfant est trop petit pour percevoir lui-même
les messages de son corps. A vous

de les repérer pour coucher l’enfant avant qu’il ne
tombe comme une souche. En effet, il ne

passe pas comme nous par la phase de l’endormissement
progressif et du sommeil léger

(voir le petit train du sommeil dans le chapitre I).

Certains enfants résistent au sommeil, par crainte du noir et de la séparation,

d’autres parce que cela  semble tellement plus intéressant de rester avec les grands …

ou de surveiller Papa et Maman.  Ils deviennent alors irritables, excités.

Un petit en dette de sommeil devient grognon, somatise, tombe plus fréquemment malade…

Le premier cycle du sommeil de l’enfant est le plus profond. Certains enfants refusent

de s’y abandonner et ont besoin plus que d’autres. D’où l’importance  des incontournables

de rituels du coucher.

Ils servent  de repère à l’enfant,  le rassurent ; il fait le plein de câlins avant la longue séparation

de la nuit. C’est un moment de partage passé ensemble à raconter une histoire, chanter

une berceuse, papoter de mille et une choses. Ce rituel évolue en fonction de l’âge de l’enfant,

mais il reste un temps fort de la journée … sur lequel il ne faut pas s’éterniser au risque

d’empêcher son enfant de pouvoir s’endormir seul.

Apprendre à l’enfant à dormir seul, cela favorise l’autonomie. On peut évidemment l’accueillir

exceptionnellement  pour le réconforter ou faire tous ensemble la grasse matinée du dimanche

matin ; mais n’en faites pas une habitude, cela risque d’entretenir la confusion quant à sa place dans la famille.

Assurez-vous qu’il a tout ce qu’il lui faut pour la nuit : les toilettes, le verre d’eau, le doudou, la tétine, la veilleuse, la

porte ferlée ou entrouverte…. Consignes à transmettre aux personnes

qui gardent votre enfant en votre absence.

 

Fixer une heure
régulière pour le coucher
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C’est une bonne habitude qui conditionnera son sommeil d’adolescent. Les

bonnes habitudes se prennent tôt!  Cette régularité l’aidera à ressenti lui-même la sensation de

fatigue et l’envie de dormir.

Une fois couché, il ne doit plus se relever. C’est une règle à fixer et appliquer dès le départ,

sinon tous les prétextes seront bons pour venir vous voir au détriment de sa santé… et de vos nerfs.

Si il  a vraiment du mal à s’endormir, demandez-vous s’il n’a pas dormi trop longtemps ou trop

tard dans la journée (en général, mieux vaut éviter la sieste après 16h).

 

Il peut « couver » une maladie infantile, être angoissé par un évènement de la journée ou percevoir

votre stress si vous êtes angoissé, triste ou en colère.

Les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil font partie du développement normal de l’enfant. Ils sont très fréquents

et inquiètent généralement plus les parent qu’ils ne gênent les enfants eux-mêmes.

Comment réagir lorsqu’un enfant se plaint de cauchemars, de douleurs nocturnes ou de difficultés d’endormissement ?

Voici quelques pistes de réflexion.

 

Troubles légers : Dédramatisez!

Assurez-vous tout d’abord que votre enfant n’a pas pas de problème de santé ou qu’il n’a pas trop dormi
(déjà cité dans le chapitre précédent).

Il « fait ses dents », couve une maladie infantile, une gastro : En cas de fièvre, de diarrhée ou de vomissements,

il est impératif de consulter son médecin traitant,

d’autant plus que l’enfant est petit.

Ensuite, si votre enfant est à la veille d’une grande acquisition (marche, langage, propreté…),

l’excitation produite par cet apprentissage le tient éveillé ou le réveille.

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Un bouleversement dans la vie de votre enfant peut être la cause de ses troubles du sommeil :

déménagement, séparation, petite sœur en perspective, entrée à l’école…

Ne négligez pas non plus

votre propre stress : si vos soucis professionnels vous empêchent de dormir, ils peuvent aussi

avoir des effets sur le sommeil de votre enfant.

Il veut dormir dans le lit des parents

Vers deux ans,
l’enfant  rencontre souvent des difficultés à s’endormir et exprime alors son désir de dormir dans le lit de
ses parents. Il n’est plus dans la relation fusionnelle avec sa mère comme
lorsqu’il était bébé.

Tiraillé
entre son besoin d’autonomie, l’angoisse de séparation qui remonte au coucher
et les manifestations œdipiennes, venir se rassurer entre Papa et Maman est
très tentant.

L’enfant
est très curieux de savoir ce qui se passe entre ses parents, envie leur
intimité, et tente une opération « séduction-prise de pouvoir » pour
prendre une place dans le lit conjugal.

La fermeté des deux parents est essentielle. Le lit des adultes représente un frontière entre l’intimité des

parents et le développement autonome de  l’enfant.  Si le problème persiste au-delà de quatre ans,

n’hésitez pas à consulter un psychologue pour vous aider à donner des repères à votre enfants : indispensables

pour qu’il grandisse en toute sécurité et se structure psychologiquement.

Cauchemars et terreurs nocturnes

Les cauchemars, fréquents dans la petite enfance, s’estompent vers 5 ans, reviennent passagèrement

autour de la dixième année, pour disparaître tout à fait par la suite.

Ils surviennent le plus souvent vers la fin de la nuit, au terme d’un cycle de sommeil, durant la phase

de sommeil paradoxal. Parmi les grands classiques, on retrouve les monstres, les petits drames et

chagrins de la journée, les gronderies est les frustrations qui se transforment autant en cauchemars nocturnes.

Ne négligez pas l’impact d’un livre, de l’absorption d’une image violente vue à la télé ou sur l’ordinateur :

le jeune enfant ne fait pas la différence entre la fiction et la réalité. Son système psychoaffectif n’a pas la

maturité pour se protéger de cette violence qui le prend de plein fouet.

Le mieux à faire lorsque enfant se réveille en proie à un cauchemar est de l’apaiser,  le consoler et  l’écouter.

La plupart du temps,  une fois rassuré, il se rendort sans problème.

 

Les terreurs nocturnes

Elles surviennent entre 2 et 5 ans,

le plus souvent durant les premières heures de la nuit, lors du sommeil profond.

L’enfant est debout dans son lit, il hurle, semble terrorisé et ne vous reconnait pas.

En fait il dort… debout. Ne le réveillez pas et rassurez-vous, la plupart du temps,
quelques minute après, l’enfant se calme seul et se rendort paisiblement. Il assimile les nombreuses
expériences et les informations de la journée. Son système nerveux est en pleine ébullition.

 

Troubles anormaux : consultez un spécialiste

Si ces terreurs persistent, n’hésitez pas à consulter un spécialiste, médecin, pédiatre ou psychologue.

Les problèmes physiques liés au sommeil (maux de tête…) peuvent être considérés comme

anormaux. D’autant plus s’ils ont des répercussions sur la journée et sur la santé de l’enfant

et l’équilibre de la famille.

 

Entre 8 et 12 ans,

les troubles du sommeil peuvent avoir plusieurs origines :

  • Vous avez été trop laxiste ou trop strict quand il était petit. Rectifiez le tir avec douceur et fermeté.
  • Il reste accroché aux jeux
    vidéo en fin de journée, ce qui provoque une certaine excitation et l’empêche de dormir. Mettez des limites!
  • Il est anxieux à cause des performances scolaires. Il est
    perfectionniste et se culpabilise de ne pas faire mieux. Rassurez-le et
    aidez-le. Il n’y a pas que le travail scolaire dans la vie. Inscrivez- le à une activité sportive ou artistique de son choix.
  • Le sommeil est un problème
    récurrent dans la famille…. voir chapitre 1 sur le sommeil des adultes.
  • Il se passe quelque chose de préoccupant dans sa vie :
    deuil, déménagement, conflits familiaux, harcèlement (9% des collégiens se
    disent victimes de harcèlement : enquête A.P.H.E.E  11.09). Ecoutez-le, enquêtez et faites-vous
    aider par un spécialiste si la situation est préoccupante pour vous et votre
    enfant.

 

Le sommeil des adolescents

« Heureux
l’étudiant qui comme la rivière, arrive à suivre son cours sans quitter son lit ».

Anonyme

Entre 13 et 18 ans, le besoin de sommeil passe à 9h30 en moyenne. S’ils ont déjà leur taille adulte, les jeunes n’ont pas pour

autant le même sommeil que leurs ainés. Car Il en faut du sommeil pour digérer toutes les
transformations physiologiques et psychologique de cet âge charnière!

Les phases d’enthousiasme et de dépenses énergétiques alternent avec les « coups de pompe » et les déprimes.

Le coucher tardif des ados, associé au lever précoce exigé par la vie scolaire,
entraine une privation importance de ce temps de récupération indispensable.

Le manque de sommeil a des conséquences graves sur leur santé et leur comportement
: fatigue chronique, irritabilité, instabilité psychomotrice, difficulté s de
concentration, prise de risques inconsidérés.

La somnolence excessive diurne toucherait un adolescent sur deux. La privation chronique de sommeil occasionne
des troubles de l’attention et du contrôle des émotions particulièrement
délicate à cet âge.

17% des adolescents
se plaignent d’insomnie. Pour autant, ils ne sont pas prêts à renoncer aux « chats »
et autres jeux en ligne jusque tard le soir. Le multimédia pratiqué à haute
dose prend une large part dans le raccourcissement des nuits et l’excitabilité
nerveuse des jeunes. Aux parents de mettre le holà et de limiter cette
pratique.

 

Comme chez les plus jeunes, des troubles persistants, une pâleur
excessive, la perte ou la prise de poids importante, des vertiges, des
migraines, des douleurs diffuses feront impérativement l’objet d’un contrôle
médical. Si l’origine est psychosomatique, votre médecin vous orientera vers un
pédopsychiatre ou un psychologue spécialisé dans l’adolescence.

 

Deux documents à
télécharger :

Échelle de Somnol-enfance-smg

Agenda
Veille-Sommeil et Instructions pour l’observation des rythmes de vie.

Guide pratique pour les jeunes : « Apprendre à gérer son sommeil pour éviter insomnies et fatigue ». Réalisé par le site reussirmavie.net, ce livre-guide traite particulièrement des difficultés de sommeil entre 15-25 ans : désordres des rythmes, mauvaise hygiène de vie, stress.
Cinq parties sur :  les mécanismes du sommeil (fonctions, organisation, besoins), les amis et les ennemis du sommeil (sport, environnement, alcool, cannabis..). Des tests de connaissance de soi pour découvrir sa typologie (« Quel dormeur êtes-vous ?) » et adapter ses rythmes, une partie sur les difficultés pour gérer sommeil et études, les nuits blanches et les addictions aux nouvelles technologies. Enfin, des questions-réponses sur des difficultés de sommeil précises.   (44 pages, 3,80 euros).

 

Patricia Serin, aout 2011

 

 

l’apprentissage de l’hygiène chez l’enfant
8 août 2011

 

 

TOUT  BEAU, TOUT  PROPRE !

 

 

Quand on sait que 90 % des Français ne se lavent pas les
mains avant de prendre un repas et que 25 % d’entre eux ne se les lavent qu’à
l’eau claire, sans savon, on comprend à quel point il est essentiel de                   
commencer l’apprentissage de l’hygiène dès le plus jeune âge. L’hygiène,
c’est-à-dire la toilette au quotidien de toutes les parties du corps :
bouche, visage, mains, pieds, parties génitales et cheveux régulièrement. Mais
quand et par où commencer ? Et comment faire pour que l’hygiène devienne
un automatisme ?

 

 

Des pieds à la tête

 

Pour prendre soin de son hygiène corporelle, un bain quotidien dès la naissance lui permet non seulement de se protéger contre les bactéries – le bébé est très vulnérable aux infections –, mais aussi d’enregistrer ce moment comme une pratique habituelle, un moment de détente et de jeu. Car le jeu étant le meilleur moyen d’apprendre pour un enfant, l’heure
du bain doit y être associée pour ne pas risquer de le rebuter.

Ainsi, même si avant 4 ans l’enfant a du mal à se laver tout seul, on peut lui apprendre très tôt les différentes parties de son
corps au fur et à mesure qu’on le lui lave. La tâche peut se compliquer pour  les cheveux (à laver entre une et trois fois par semaine), car nombre d’enfants ne supportent pas d’avoir de l’eau dans les yeux. Mais un gant posé dessus
permettra de les protéger de l’eau qui s’écoule et d’éviter de faire de ce moment un véritable calvaire pour tous…

 

Passé 4-5 ans, laissez-le se laver le corps tout
seul, notamment ses parties intimes, mais toujours sous votre surveillance pour
vérifier qu’il se lave correctement (il faut que ça mousse !) et pour
éviter tout accident (brûlure ou glissade, par exemple).

 

 

Les mains, le plus souvent possible

Les mains et les ongles sont les cibles privilégiées de la contamination microbienne, et celles des enfants n’y échappent pas puisqu’elles leur servent à explorer le monde qui les entoure.

Se laver les mains plusieurs fois par jour devrait être un automatisme pour tous, à fortiori pour les parents dont les enfants imitent les moindres gestes. Apprenez donc à votre enfant à se laver les mains en comptant jusqu’à 30 à chaque fois qu’il rentre à la maison, qu’il revient des toilettes ou qu’il a touché un animal (même celui de la maison). Idem avant et après chaque repas, et ce dès qu’il commence à attraper ce qu’il a dans son assiette.

Encore une fois, ces pratiques deviendront des automatismes si elles le sont déjà pour
vous… Il est bon de rappeler que se laver correctement les mains veut dire retirer bagues et bijoux, se mouiller les mains avec de l’eau tiède, les laver dans tous les recoins et sous les ongles avec du savon pendant trente secondes en faisant bien mousser pour décoller les microbes ; enfin se rincer les mains puis les essuyer avec un tissu propre pour éviter que de nouveaux microbes s’y redéposent.

Et n’oubliez pas que pour que les ongles aient le plus de chances de rester propres, il est préférable qu’ils soient courts.

 

 

Lave tes dents, mouche ton nez!

 » Va te laver les dents,
elles sont sales.  »
 » Mais je ne mange que des choses propres !  » (Yanis, 3 ans)

Le pouvoir de contamination des sécrétions nasales (nez qui coule, éternuements…) est particulièrement élevé.

Dès la naissance, le nettoyage des fosses nasales permet la mise à l’écart de bon nombre de maladies (rhumes, bronchiolites, etc.), non seulement en période hivernale mais de façon préventive tout au long de l’année. L’utilisation d’un mouche-bébé sera vite relayée par la capacité de l’enfant à se moucher : vers 18 mois, l’enfant est capable d’imiter le grognement du cochon et de souffler avec son nez. Amusez-le en lui apprenant à souffler plus fort et montrez-lui le résultat dans le mouchoir et surtout dans sa capacité à mieux respirer… N’oubliez pas d’utiliser les mouchoirs en papier
jetable pour éviter les nids à microbes et le sérum physiologique ou l’eau de mer pour prévenir les irritations.

 

Dès les premières dents, mettez entre les mains de votre enfant une brosse à dents adaptée avec du dentifrice spécial junior. Là encore, rien ne vaut le modèle des parents… En grandissant, un brossage après chaque repas et au minimum deux fois par jour permet d’éliminer la plaque dentaire et les résidus de repas et de lutter contre les caries. L’utilisation d’un sablier
peut aussi aider à se brosser les dents suffisamment longtemps pour que le brossage soit efficace.

Devenir propre, qu’est-ce que c’est ?

 

De la couche aux toilettes en passant par le pot et par la capacité à s’essuyer seul correctement, il faut compter plusieurs années.

Les premiers mois, les parents sont les garants d’une bonne hygiène intime puisqu’ils changent les couches et s’occupent de la toilette de leur enfant. L’apprentissage du pot, qui se fait en douceur vers 2 ans, permet à l’enfant de se rendre rapidement compte d’une sorte de rituel lié à la propreté : essuyage des parties intimes (d’avant en arrière pour les
filles), évacuation des matières fécales dans les toilettes, lavage des mains. Quand ces pratiques se répètent systématiquement, elles ont valeur d’automatismes pour l’enfant qui les acquiert comme tels.

Progressivement, vers 5 ans, l’enfant est capable d’aller seul aux toilettes, de s’essuyer convenablement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun résidu sur le papier, de tirer la chasse et de se laver les mains avec du savon. Et quand on sait que cette autonomie par rapport aux toilettes est
exigée à l’école dès 3 ans, on se dit qu’il vaut mieux l’apprendre aux enfants assez tôt plutôt que de risquer une prolifération bactérienne dans ses sous-vêtements…

 

 

Trois questions à… Patricia Serin, psychologue-psychothérapeute

1-  A  partir de quel âge peut-on apprendre l’hygiène à un enfant ?

L’apprentissage de l’hygiène commence réellement au moment
de celui de la propreté, qui représente la première acquisition de l’éducation,
c’est-à-dire vers 18 mois. Il repose sur trois principes essentiels :
l’exemplarité (il fait comme ses parents), le jeu et le plaisir. Si on le
gronde ou qu’on essaie de le forcer, ça ne fait que le braquer.

 

2- Comment faire avec un enfant récalcitrant ?

Là encore, on lui montre l’exemple et on introduit un aspect
ludique dans l’apprentissage. Il existe par exemple des savons rigolos, avec
des objets à l’intérieur que l’on découvre à l’usage, des brosses à dents qui
changent de couleur, etc. On le valorise, on lui montre qu’il grandit, on lui
laisse l’initiative aussi. Et pour le lavage des mains, on lui explique que
c’est comme ça, qu’on ne passe pas à table sans les avoir propres. On reste  
ferme sans dramatiser.

 

3- Comment faire pour que l’hygiène devienne un automatisme (se laver les mains avant et après le repas/les toilettes…) ?

C’est l’apprentissage qui devient ritualisation : si
les bases sont données dès le plus jeune âge, l’enfant ne rechigne pas car il
sait que c’est la règle. La notion de se laver sera naturelle et même associée
au bien-être et au plaisir de faire comme les grands.

Les risques d’un manque d’hygiène

 

Les caries

Les caries peuvent sévir dès l’âge de deux ans et demi en cas de manque d’hygiène. Un brossage correct au minimum deux fois par jour dès les premières dents et une visite annuelle chez le dentiste permettent de  traiter les infections bucco-dentaires dès leur apparition et de limiter les interventions.

 

Les poux

Quelle école n’a pas été la cible des poux ? On a beau dire qu’il y a des “têtes à poux”, le manque d’hygiène y est aussi pour
beaucoup. Pour les éviter, rien de tel que de surveiller la chevelure de votre enfant, la brosser et la peigner chaque jour. Lavez régulièrement ses cheveux et évitez les échanges de bonnets et d’écharpes. Enfin, changez le linge de la literie chaque semaine.

 

Les vers

Phobie des parents, les vers que l’on trouve dans les matières fécales font souvent leur apparition quand les enfants commencent à s’essuyer tout seuls… plus ou moins consciencieusement. Vérifiez régulièrement les selles de votre enfant et demandez conseil à votre médecin pour lui administrer un anthelminthique en prévention une à deux fois par an.

Utile

 

Un livre pour les enfants :    De 2 ans à 7 ans

À trois ans, on devrait être capable de
se laver entièrement tout seul. Il faut se laver les dents souvent et bien se
laver les mains avant de manger, pour ne pas mettre de microbes sur la
nourriture. On va tout seul aux cabinets et si on fait pipi dans son lit, c’est
bien de mettre soi-même son linge au sale comme un grand. Devenir propre c’est formidable, mais quel plaisir de se salir de temps en temps !

Catherine   Dolto,

« Propre » chez Gallimard Jeunesse

www.hygiene-educ.com/fr/home.htm, site
éducatif sur l’hygiène proposé par l’Institut Pasteur, avec fiches thématiques,
jeux (“Passeport pour l’hygiène”), etc.

 

www.enfants-ados.com/apprentissage-de-l-hygiene-corporelle-aux-enfants.html

 

 

 

Patricia Serin, écrit avec la journaliste Marie Bazet

Le sommeil est d’or
8 août 2011

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LE SOMMEIL EST D’OR -  chapitre 1.
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Rien de tel qu’une bonne nuit pour faire le plein d’énergie.
Le sommeil est en effet le garant de notre forme physique, psychologique, intellectuelle… un sommeil satisfaisant, en quantité comme en qualité est indispensable à la vie et l’ensemble de ses fonctions, en matière de métabolisme, de croissance et de maturation cérébrale.
Alors que nous lui consacrons un tiers de notre vie, il garde cependant une grande part de mystère.
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Depuis la nuit des temps
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Le sommeil  intrigue les hommes depuis la nuit des temps. Il a été notamment associé à des interprétations  religieuses dont une des plus connues est l’histoire de Morphée, dieu des grecs dans l’Antiquité :
Hypnos, dieu du Sommeil, frère jumeau de Thanatos, dieu de la Mort, déclenchait l’endormissement en éventant les mortels de ses ailes ou en les touchant avec une branche de pavot. Il était en général représenté sous les traits d’un enfant aux yeux cachés par ses ailes, vivant dans une caverne traversée par le fleuve de l’Oubli.
Un de ses mille enfants, Morphée, dieu des Songes, enveloppait de ses fameux bras le dormeur, apparaissant aux hommes en prenant la forme (« morphé ») d’êtres humains, leur apportant ainsi les rêves.
Selon la mythologie égyptienne, lorsque le génie Bès leur envoyait des cauchemars, les égyptiens utilisaient une « clef des songes ». Cet objet était sensé demander à Isis, divinité protectrice et salvatrice de les protéger du malheur.
Quant à la Bible, elle spécifie clairement que Dieu s’adresse à nous par les rêves, en y accordant une valeur prophétique. Ainsi, Joseph accepte Marie comme épouse et s’enfuit en Egypte avec Jésus guidé par ses rêves. Malgré tout, en Occident, l’étude des rêves fut brutalement interrompue au 12e siècle par l’Inquisition : l’église catholique condamna la divination par les songes, l’assimilant à la sorcellerie et à Satan, pourchassant ceux qui la pratiquaient.
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Définitions
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Le mot sommeil est issu du latin abrégé somnus. Il est défini comme  la
« Suspension périodique et naturelle de la vie consciente,
correspondant à un besoin de l’organisme » (Dictionnaire Hachette).
Le sommeil se définit comme « un état physiologique
temporaire, immédiatement réversible, reconnaissable par la suppression de la
vigilance et le ralentissement du métabolisme » (Larousse médical).
Le sommeil est « un état naturel récurrent de perte de conscience, mais sans perte de la
réception sensitive, du monde extérieur, accompagnée d’une diminution
progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers et dont le
rôle est encore mal connu. L’alternance veille-sommeil correspond à l’un des
cycles fondamentaux chez les animaux: le rythme circadien. Le sommeil se
distingue de l’inconscience (ou coma) par la préservation des réflexes et par
la capacité de la personne endormie à ouvrir les yeux et à réagir à la parole
et au toucher. » (Wikipédia).
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La science entre en scène
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Entre en scène Sigmund Freud, neuropsychiatre autrichien, fondateur de la psychanalyse (1856-1939), qui s’intéressa très tôt à l’étude scientifique du sommeil  et particulièrement à l’analyse des rêves.
Il est suivi de près par Hans Berger, neurologue allemand (1873-1941), père de l’électroencéphalogramme. (EEG).
Cet appareil lui permit de mesurer l’activité électrique dans le cerveauet de distinguer des ondes variables en fréquence et en intensité.
Enfin le neurobiologiste français Michel Jouvet (1925) découvrit qu’au cours d’une nuit, nous passons par quatre à six cycles qui durent environ 90 minutes.

« Certains
hommes parlent pendant leur sommeil. Il n’y a guère que les

conférenciers pour parler pendant le sommeil
des autres. »
Alfred Capus
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Chaque cycle étant à son tour décomposée en cinq phases (voir  schéma : « le petit train du sommeil ») : Le sommeil lent des quatre premiers stades représente les trois quart de la nuit ; il comprend le sommeil léger et le sommeil profond : le corps se repose, l’organisme fabrique des anticorps et pour les enfants, l’hormone de croissance. Les ondes cérébrales sont lentes.
Survient alors le sommeil paradoxal, qualificatif attribué au Dr Michel Jouvet en 1961 : Le tonus musculaire a totalement disparu mais l’activité cérébrale est très intense : le dormeur rêve.
Les dernières recherches
n’ont cependant pas révélé de corrélation systématique entre le sommeil paradoxal et les rêves. Des schémas caractéristiques d’activité cérébral associés au rêve sont observables autant pendant le sommeil paradoxal qu’en dehors de cette phase.
Si nous rêvons toute la nuit, les rêves en sommeil lent paraissent plus proches de la vie quotidienne et ceux du sommeil paradoxal plus visuels, initiatiques, créatifs.
Au-delà de la compréhension du mécanisme du rêve qui réserve encore bien des secrets, les scientifiques concentrent leurs efforts la prévention et l’amélioration du sommeil.  En effet, selon une étude TNS Healthcare, 20 à 30°/% (Une femme sur trois) de lapopulation française souffre d’insomnie dont 10% d’insomnie sévère. 53%  a éprouvé, au cours des 6 derniers mois, au moins une fois le besoin de s’allonger pendant la journée pour se reposer.
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Le sommeil  :  pour quoi faire?
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Dans nos sociétés modernes valorisant l’hyperactivité, le sommeil est trop souvent considéré comme une perte de temps.
Il est pourtant indispensable à la vie et à l’ensemble de ses fonctions. Il est l’une des garants du bien-être de l’esprit et du corps.
Durant la nuit, le mental digère les informations de la journée, trie, organise, booste notre créativité, nos capacités de concentration et de mémorisation ; il nous rend plus serein, détendu, optimiste.
Le corps recharge ses batteries : Les défenses immunitaires augmentent, les organes récupèrent, les hormones s’harmonisent, les fonctions vitales se restaurent.
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Pourquoi dort-on la nuit?
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L’être humain a besoin d’un minimum de lumière du jour pour se maintenir en bonne santé. Il est programmé génétiquement pour être actif le jour. D’où un travail moins performant et une perte de vigilance observés la nuit.
On note un pic d’accidents de la route la nuit entre 2 heures et 5 heures du matin.
Et plusieurs catastrophes, comme celle de Tchernobyl ou du Titanic, ont eu lieu la nuit, suite à des erreurs de jugement.
La déstructuration des rythmes biologiques
affecte la mémoire, la digestion, l’humeur, comme on l’observe chez les travailleurs de nuit et en cas de décalage horaire.
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L’horloge interne
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Chaque être humain a une petite horloge interne réglé sur environ 24 heures. Elle se situe essentiellement au cœur du cerveau, dans l’hypothalamus. Son rythme, d’origine génétique, varie quelque peu suivant les individus : il y a les « couche-tôt » et les « lève-tard »! Se calant sur l’alternance jour/nuit, elle est principalement conditionnée par l’apport lumineux.
En effet, la rétine capte l’information lumineuse pour permettre à l’horloge biologique d’être en phase avec la journée. Ceci explique pourquoi 75% des non-voyants se plaignent d’un sommeil de mauvaise qualité.
La  luminothérapie, aujourd’hui accessible au grand public après être longtemps restée confidentielle et réservée à l’hôpital
donne de bons résultats. Venue des pays nordiques carencés en lumière une bonne partie de l’année, elle soulage les dépressions saisonnières à l’automne et les troubles du sommeil chez des personnes travaillant la nuit et en lumière
artificielle.
Le cycle veille/sommeil repose sur Terre par l’alternance jour-nuit et détermine les rythmes biologiques. On le nomme rythme circadien, du latin »circa diem », qui signifie « environ une journée ». Ce rythme, tout comme la durée et les phases du sommeil, change avec l’âge. Du fœtus en synchronisation avec sa mère (« il danse la samba au moment où je m’assoupis!), au nourrisson (qui « ne fait pas encore ses nuits, je suis épuisée!), en passant par l’adolescent (à minuit : « je suis en pleine
forme! » … et à midi : « laissez-moi dormir, parents indignes! ») jusqu’à la personne âgée qui somnole…toute la journée et se pense insomniaque, l’observation du rythme, de la qualité et de la quantité de sommeil varie toute la vie.
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Le sommeil : sommes-nous tous égaux ?
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Indépendamment des facteurs d’âge, de lieu et de mode de vie, nous avons des besoins différents. Chacun connait autour de lui un « gros dormeur » que 10 heures de sommeil suffisent à peine à mettre en forme et un « petit dormeur » dont les 5 heures quotidiennes lui donnent un surplus de temps fort enviable quand on est un sur-actif au rythme effréné.
Les études scientifiques soulignent qu’en-dessous de 3 heures de sommeil par nuit sur le long terme, un être humain ne peut rester en bonne santé mentale et physique. Le besoin de sommeil est plus important chez l’enfant et l’adolescent que chez l’adulte.
Pour la personne âgée, le sommeil tend à se morceler ; des périodes de sommeil diurne apparaissent souvent à cet âge de la vie, avant ou après le déjeuner et vers 16 h. les hommes semblent avoir moins besoin de sommeil que les femmes.
D’autre part, un deuxième mécanisme régule le sommeil de la façon suivante : plus la veille est longue, plus le sommeil qui suit est long et profond. L’activité physique intense le soir, les excitants (tabac, alcool, …), ainsi que les écrans d’ordinateur avant d’aller se coucher retardent l’arrivée du sommeil.
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Les besoins de sommeil en moyenne :
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Un adulte : 7 heures 30. Chambre fraiche  (19/20°), aérée et calme si possible ; écrans éteints.
Un enfant :
offrez-leur de préférence une chambre fraiche, silencieuse et rangée. Evitez les ombres génératrices de peurs et laissez une faible lumière avec  les tout-petits.
Pour les 3-4 ans : 12 heures. Sans compter une sieste ou un « temps calme » après  déjeuner. Coucher à 20 heures pour un lever à 8 heures. Un petit en dette de sommeil devient grognon, somatise, tombe plus fréquemment malade…
A 10 ans, un enfant doit pouvoir dormir 10 heures par jour. Adoptez des horaires réguliers, une dette de sommeil ne sera pas compensée par un lever plus tardif.
Adolescents :
entre 13 et 18 ans, le besoin de sommeil passe à 9 heures 30 en moyenne. Mêmes consignes pour l’atmosphère de la chambre que pour les adultes. Le coucher tardif des ados, associé au lever matinal tributaire de la vie scolaire, entraine une privation importante et des conséquences graves sur leur santé et leur comportement :   fatigue chronique, irritabilité, instabilité psychomotrice, difficulté de concentration, prise de risques inconsidérés et de dopants …
La ménopause :
les perturbations hormonales retentissent sur l’humeur et entrainent fatigue et troubles du sommeil chez 3 femmes sur 4. La sieste en début d’après-midi est recommandée… lorsque c’est possible ; elle compense les nuits écourtées, comme chez les jeunes parents et la future maman en fin de grossesse. Chez cette dernière les 1ers mois de grossesse vont souvent de pair avec une envie irrépressible de dormir tout le temps.
La personne âgée :
le sommeil tend à se morceler; des périodes de sommeil diurne apparaissent souvent à cet âge de la vie, avant ou après le déjeuner et vers 16 h. Même si la quantité de sommeil est dans l’ensemble la même, le sommeil s’entrecoupe peu à peu et sa
répartition se fait sous forme de petites siestes au cours des 24 heures.
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Le sommeil : un problème de santé publique
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L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé place le travail et les difficultés d’ordre psychologique (tensions nerveuses, soucis familiaux) au premier rang des causes déclarées d’insomnie. A terme, la fatigue cause des
troubles de l’humeur, allant de l’irritabilité à l’agressivité, une baisse de la vigilance et des trous de mémoire. On attribue à près de 30% des accidents de la route un trouble de l’attention lié à une dette de sommeil.
Le manque de sommeil est un des maux préoccupants des pays industrialisés. On y dort en moyenne 1 heure 30 de moins qu’au début du XXème siècle. Cela est dû notamment au développement des activités nocturnes (éclairages, télévision, ordinateur). L’organisation du travail est également en cause : travail posté, travail de nuit, horaires irréguliers, temps de transports, stress, obligationsde rendement, valorisation de l’hyperactivité…
Une dette aiguë de sommeil peut être dangereuse si l’on prend le volant par exemple, ou si l’on effectue certains travaux (machines, aiguilleur du ciel…).
La dette chronique : le manque de sommeil pendant des semaines, des mois, voire des années amène la tendance à la
somnolence quotidienne et les perturbations métaboliques, à l’origine du surpoids, du diabète, de l’hypertension, des maladies cardio-vasculaires.
Les vacances sont un bon moment pour évaluer notre besoin personnel de sommeil. On compte une dizaine de jours d’adaptation pour retrouver un rythme physiologique.
Les vacances sont aussi le momentde se sevrer des somnifères : près de 10% des français y recourent quotidiennement, 30% au moins une fois par an. Certains parents en donnent même à leurs enfants : 4% de nos jeunes en prennent
régulièrement! (Enquête TNS Healthcare 2006). Loin de résoudre le problème, ces médicaments nous entrainent dans un engrenage : plus moyen de se passer de sa petite pilule blanche. Il s’agit de réserver les somnifères pour dépasser une
situation difficile qui perturbe le sommeil. Selon la molécule prescrite, ils peuvent atténuer l’angoisse, faciliter l’endormissement et/ou éviter les réveils multiples. Mais l’accoutumance se met en place en quelques semaines
avec le cortège « troubles de la mémoire, de la vigilance et de la concentration ».
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« le sommeil est un emprunt fait à la mort pour l’entretien de la vie »
Arthur Schopenhauer
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Les causes,  les remèdes
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Comprendre l’origine et les raisons de troubles du sommeil est essentiel pour éviter qu’ils ne s’installent ou savoir s’ils masquent un problème de santé. A traiter impérativement en consultation médicale.
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Sevrage de somnifères : la réduction des hypnotiques et le sevrage sont à envisager dans le cadre d’un accord entre le patient et son praticien.
La 1ère étape consiste
à rechercher l’origine des insomnies et depuis quand elles se sont installées. Cela peut-être du à l’environnement : difficultés personnelles privées ou professionnelles, naissance d’un enfant, bruit ambiant, stress, sédentarité, mauvaise hygiène de vie, etc.
Mais également à des maladies que seul un médecin peut diagnostiquer de façon formelle : apnée du sommeil, narcolepsie, paralysie du sommeil, syndrome des jambes sans repos, fibromyalgie, etc. L’insomnie est alors un symptôme parmi d’autres et la prise en charge médicale globale est impérative.
Avec l’âge, la production de mélatonine,  l’hormone du sommeil fabriquée par le cerveau la nuit, diminue et le sommeil devient plus difficile La sécrétion de cette hormone se fait en l’absence de lumière. Elle règle le rythme jour-nuit. Autour de soixante ans, nous produisons la moitié de la quantité de mélatonine que nous produisions à vingt ans. Et lorsque le cycle de la mélatonine ne tourne plus rond, nous commençons à «vieillir» dans le mauvais sens du terme.
Un médecin ou un pharmacien peut vous proposer un traitement à base de mélatonine. Cela peut être très efficace si vous avez plus de 50 ans, si vous travaillez de nuit ou pour éviter l’effet « jet-lag » en cas de décalages horaires.
La luminothérapie est également une alternative intéressante car elle agit sur la production de mélatonine. (Voir plus haut, chapitre sur l’horloge interne).Pratiquée à l’hôpital ou chez soi, exclusivement le matin et avec une lampe spéciale.
Sachez aussi que certaines substances ou médicaments peuvent bloquer la sécrétion de la mélatonine, comme
les anxiolytiques, les antidépresseurs, la caféine, le tabac, la vitamine B12, l’alcool, et l’aspirine.
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Sommeil et alcool.
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Des études effectuées sur ce sujet ont clairement établi que des troubles du sommeil à type d’insomnie perdurent longtemps après le sevrage alcoolique. L’alcool réduit le délai d’endormissement et interfère avec les capacités du cerveau à maintenir le sommeil. Il conduit à des modifications de l’humeur et de la vigilance, accroit la somnolence et les maladies cardio-vasculaires. De surcroît, la prise d’alcool avant le coucher est contre- indiquée chez les personnes présentant des apnées du sommeil, en raison des effets inhibiteurs de l’alcool sur la respiration. La mémoire cellulaire (mémoire de chaque cellule de l’organisme et de tout l’organisme) garde en elle les traces de ces perturbations physiologiques du sommeil. C’est pour cette
raison qu’il est si long de retrouver un sommeil équilibré après une intoxication alcoolique sévère.
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Alternatives naturelles :
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Les médecines dites « douces » représentent une excellente alternative pour accompagner un sevrage tabagique ou éviter de prendre des médicaments. Les professionnels de santé sauront vous guider pour que chacun trouve sa solution à un moment défini.
Sophrologie psychothérapie, phytothérapie, acupuncture, homéopathie, ostéopathie, fasciathérapie, méditation : à utiliser indépendamment l’un de l’autre ou en synergie, ces méthodes ont l’avantage de traiter le terrain en douceur sans créer d’accoutumance et d’effets secondaires.
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Plantes bénéfiques : la passiflore, la valériane, l’eschscholtzia ou pavot de Californie, l’aubépine, le houblon, le tilleul, la
verveine, la mélisse, la fleur d’oranger. A prendre tout au long de la journée ou spécifiquement 30 minutes avant d’aller dormir.
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Homéopathie : – Belladonna 5CH si fatigue sans parvenir à dormir.
-  Nux Vomica 5CH si ce sont les problèmes de la journée qui vous empêchent de dormir
- Coffea Cruda 9cH si les idées de ce que vous avez à faire dans les jours à venir se bousculent dans la tête.
- Crésol 9CH en cas de réveils prolongés.  En l’absence d’amélioration au bout de 3 semaines, un homéopathe saura vous proposer un traitement personnalisé. L’homéopathie doit être prise à distance des repas, tabac, alcool, solutions mentholées (chewing gum, bonbons, dentifrice).
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La sophrologie :  Le « Petit Robert » en donne cette définition : Ensemble des pratiques visant à dominer les sensations
douloureuses et les maladies psychiques afin d’atteindre un développement plus harmonieux de la personnalité. Dans ma pratique, je propose la relaxation et la sophrologie principalement :
  • dans un but de détente
    psychocorporelle, de connaissance et d’exploration de son schéma corporel.
    pour construire une image positive de la représentation du corps, de soi.
  • Précisément dans les cas de
    tensions nerveuses et physiques, les insomnies, les somatisations.
  • comme outil
    complémentaire à un travail analytique.
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L’Hypnose : Au même titre que la sophrologie, l’hypnothérapie aide la personne à se relaxer. Elle recherche dans le passé les blocages, évènements, traumatismes qui pourraient avoir une influence sur la qualité du sommeil et aide ainsi à les élaborer, les dépasser et régler ces problèmes d’insomnie.
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La psychothérapie : La psychothérapie, qu’elle soit d’inspiration psychanalytique ou pas, a une visée thérapeutique : elle traite le mal-être auquel tout un chacun peut être confronté un jour. L’insomnie peut être un révélateur que « quelque chose
demande à être entendu, pris en compte ».  L’amélioration du sommeil s’inscrit dans le soulagement de syndromes anxieux, dépressifs, phobiques, hypertendus ou hyperactifs.
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La relaxation : les exercices de relaxation aident à retrouver le calme et à capitaliser sérénité et énergie.  On y apprend à relâcher son corps, à savoir faire une coupure entre 2 activités ou le soir avant d’aller a lit ; également à respirer par le ventre, technique de base élémentaire.                                                                                                                                                       « La relaxation est une méthode, un objectif, préalable à toute pratique, soit-elle sportive, mentale ou spirituelle. En effet on n’imagine pas de travailler sur son corps, son souffle et ses pensées sans s’être défait des tensions personnelles ou du stress ambiant ». C.Tikhomiroff enseignant en relaxation et yoga.
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La méditation : La Méditation est l’art d’être présent à Soi. Cette technique ancestrale utilise des techniques de respiration et de visualisation apportant une sensation de calme et de détente physique et mentale. Il s’agit de porter intentionnellement son attention à la respiration, aux sensations, émotions et états d’esprit sans porter de jugement .Parmi de nombreuses études, celle  de Lazar et Britta Hölzel de l’Université Giessen (Allemagne, 2010), atteste que la réduction de stress rapportée est en corrélation avec une diminution de la densité de matière grise dans l’amygdale ; cette dernière jouant un rôle important dans l’anxiété et le stress. « Il est fascinant de constater la plasticité du cerveau et que, en pratiquant la méditation, nous pouvons jouer un rôle actif pour le changer et accroître notre bien-être et notre qualité de vie. » commente Hölzel.
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Les clefs d’un sommeil réparateur, petits conseils de bon sens.
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Pendant la journée : repérer rapidement les facteurs de stress, les soucis et les conflits perturbateurs et apprendre à les régler ou les relativiser.
Prendre « un temps pour soi  » : sieste, lecture, musique, danse, sport, ciné, rire, loisirs créatifs  … partage ressourçant avec son conjoint, ses enfants, ses amis, son animal de compagnie, … Chacun trouvera son « moment de trêve » quotidien.
Pratiquer une activité physique régulière. Cela entraine une saine fatigue, propice à un endormissement plus facile et limite les réveils nocturnes. Nul besoin de faire de la compétition : la marche, la montée d’escaliers plutôt que l’ascenseur, le
vélo sont suffisants, à raison –en tout-, d’une demi-heure par jour. Eviter cependant une activité sportive après 18 heures ; elle fait grimper la température du corps et réveille l’organisme au lieu de le préparer à la nuit.
Bannir l’alcool, le tabac les boissons riches en produits excitants à base de caféine, de  guarana, thé, café, coca, red-bull … àproscrire le soir, voire même après 16 heures.
Diner léger, de préférence des glucides lents, des fibres, des laitages ou du soja.
Eviter de trop boire le soir, cela risque de réveiller votre vessie en pleine nuit ! Dans la soirée,  une tisane, un
diffuseur d’huile essentielle de lavande, un bain tiède pour abaisser la température préparera au sommeil. Ne vous endormez pas devant la télé au risque de ne plus trouver le sommeil dans votre lit. Limiter également l’ordinateur et le téléphone portable avant de dormir, Il est démontré aujourd’hui qu’ils excitent le système nerveux.
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Le moment du coucher :
Se mettre au lit dès que l’on ressent les premiers signes de fatigue (bâillements, piquotements aux yeux, baisse de vigilance). Prendre « le train du sommeil » au moment où il entre en gare. Inutile d’essayer de dormir si vous n’avez pas sommeil. De même si vous vous réveillez au milieu de la nuit en « pleine forme », levez-vous et pratiquez une activité paisible jusqu’à ce que le cycle du sommeil  repointe son nez… environ 90 minutes plus tard.
Se coucher à heures fixes et éviter de trop grandes variations entre les heures de coucher et de réveil.
La chambre à coucher doit être fraiche (idéalement 19°), calme, les couleurs douces, les appareils et la lumière éteints ; bruits de la rue ou ronflements du conjoints : opter pour les bouchons d’oreille ; le matelas confortable, ferme juste ce qu’il faut ; la tête de préférence au Nord si l’on suit les principes du Feng shui, discipline chinoise vielle de plusieurs siècles qui a pour but d’optimiser le Qi, (la circulation d’énergie), par l’aménagement de l’environnement.
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Eloge de la sieste
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En chine, outre le Feng shui, le droit à la sieste est inscrit dans la constitution.  En France, dormir ,en journée est encore synonyme de paresse. Le frein reste culturel et idéologique. Pourtant sa pratique est un gain de bonne humeur, de productivité … et de meilleur sommeil nocturne.
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Du bon usage des rêves
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L’analyse des rêves est un des outils de prédilection en psychothérapie analytique. « L’interprétation des rêves est la voie royale qui mène à l’étude de l’inconscient… »  affirma Sigmund Freud (1856-1939).
C’est par « l’interprétation des rêves » que C.G.Jung (1875-1961) se rallia à Freud. Le psychiatre suisse y trouvait en effet une voie vers l’inconscient qui lui permettait une nouvelle approche auprès de ses patients. L’accord n’était cependant pas total et, après sa rupture avec Freud, Jung développa une autre méthode d’interprétation des rêves.
L’hypothèse jungienne est essentiellement la suivante : il existe un inconscient collectif, fondement de l’imagination, commun à tous les peuples à travers tous les âges, et qui se manifeste dans
les religions, les mythes et les doctrines ésotériques telles que l’alchimie. Les rêves ont, selon lui, mêmes s’ils peuvent paraître incohérents, leur propre  langage symbolique.
Outre l’importance du sommeil pour la santé, l’interprétation des rêves est une source de développement personnel.
N’hésitez pas à y puiser des idées  à transformer en créations artistiques. Lorsqu’un problème semble insoluble, endormez-vous en y songeant et ne vous étonnez  pas d’avoir de nouvelles idées inattendues au matin. Chaque soir, embarquez-vous avec plaisir pour une nouvelle aventure.
Tenez un journal des rêves, et notez vos souvenirs de la nuit dès le réveil comme un explorateur le ferait avec un carnet de voyage.
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Des chiffres, des adresses et des références.
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55% des français estiment ne pas dormir suffisamment. Les mêmes souhaiteraient dormir 1h20 de plus.
6% ont déjà été pris de somnolence au volant et 26% aimeraient faire une sieste.
10% font un usage régulier de somnifères.
Près de 30% des accidents de la route sont dus à l’assoupissement, avant l’alcool, les drogues et la vitesse.
La médecine répertorie 74 troubles du sommeil.
(Source enquête INSV/BVA Healthcare 2009).
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WEB :
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Passeport pour le sommeil : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sommeil, dans ce livret rédigé par des spécialistes, complété par un « agenda du sommeil ». A télécharger sur le site www.institut-sommeil-vigilance.org
www.reseau-morphee.org Programmes d’éducation thérapeutique, animés, par un médecin ou par un psychologue spécialisé dans la prise en charge de l’insomnie.
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Livres pour aller plus loin :
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- « Retrouvez un bon sommeil » C. Mosca-Ferrazza et I. Haberfeldeld, éd. Hachette Pratique.2008.
- « Avoir un bon sommeil » Dement et Vaughan, éd. Odile Jacob 2000.
- « Le sommeil et les rêves » M.Jouvet, éd. Odile Jacob, 2000.
Un prochain chapitre sera consacré au sommeil de l’enfant. Les parents et les professionnels de l’enfance y trouveront des pistes et des conseils suivant l’âge pour comprendre et aider les petits à bien dormir.
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Patricia Serin, août 2011.