Parler du 11 septembre en famille
3 septembre 2011

 

L’écrivain Bernard Chambaz raconte l’histoire d’amitié de deux enfants interrompue par les attentats du 11 septembre aux Etats Unis d’Amérique.

Nassir est musulman et John baptiste. Pour protester contre l’amalgame fait entre islamisme et islam, entre
arabes et terroristes, Nassir ne cesse de dire : « Je ne m’appelle pas Ben Laden! »

Ce livre aborde la grande histoire et des thèmes universel comme l’amitié, la loyauté, la connaissance et le courage à partir de la vision de deux enfants au cœur d’un drame collectif.

Ce joli album illustré offre des encadrés photos explicatifs de dates clé de l’histoire contemporaine.

C’est l’occasion de parler en famille du 11 novembre 2001, de l’amitié, des amalgames dus à l’ignorance et des valeurs que chaque parent souhaite transmettre à ses enfants.

« Je m’appelle pas Ben Laden », de Bernard Chambaz, illustrations de Barroux, éditions rue du
Monde, 2011.

Voir aussi mon article du 18 mars 2011 : « les catastrophes expliquées aux enfants ».

Patricia Serin

Le sommeil chez l’enfant et l’adolescent. Chapitre 2
10 août 2011

« J’ai  pas sommeil,… j’ai peur du noir, …

…y’a un monstre dans ma chambre, …

,… j’ai soif, … j’ai mal au ventre, … »

j’veux dormir avec
vous!!! »                                                                                                               

Quel parent n’a pas un jour eu des soucis avec le sommeil de
son enfant.

Pour que le moment du coucher ne vire pas à l’épreuve de
force et que la nuit ne devienne

pas un cauchemar pour toute la famille, cet article vous donne des réponses et des astuces.

«                                                                                                        Le sommeil c’est la
santé, dormir c’est vivre aussi » (Inpes 2007)

Le sommeil de l’enfant : pourquoi faire?

Comme pour les adultes, le sommeil de l’enfant est essentiel à sa vie et à son développement.

Alors que les parents récupèrent de leur côté, l’enfant grandit!  Et oui, c’est principalement pendant le sommeil que
l’hormone de croissance est secrétée. Alors que son système nerveux s’organise, il se détend, récupère des tensions
nerveuses de la journée en rêvant il fait le plein d’énergie et booste son système immunitaire.

Au fur et à mesure qu’il grandit, les cycles s’allongent : Le cycle du
nourrisson  dure 50 minutes ; son sommeil se compose de plusieurs  petits épisodes, avec une périodicité de 24 heures.

Entre un et trois mois, le rythme de 24h heures s’installe progressivement

et le sommeil nocturne est classiquement acquis avant six mois.

Bienheureux parents dont l’enfant « fait ses nuits à 1 mois! Ils équilibrent les

statistiques pour les épuisés dont le tout-petit de 18 mois n’a toujours
pas pu dormir  heures d’affilée…

En résumé, dormir est vital pour tous les êtres humains, et particulièrement chez
l’enfant

  • Il a une fonction de croissance: c’est durant la phase de sommeil profond que
    l’hormone de croissance agit.
  • Il a également une fonction de récupération: cela permet aux muscles,

au cerveau et au psychisme de récupérer afin d’être à nouveau opérationnel le lendemain.

  • On note aussi une fonction de régulation: endocrinienne et neurologique,

  • une fonction immunitaire: le sommeil agit sur le renforcement
    des défenses immunitaires et donc agit sur la capacité à lutter contre les microbes, les virus et autres infections.

 

  • Et une fonction métabolique: le sommeil permet en particulier chez le jeune enfant d’assimiler
    et de réguler les stocks énergétiques dus à l’apport alimentaire.

Respecter
ses rythmes selon son âge et ses besoins

Chaque enfant est différent. Il
n’est pas rare que dans une même famille cohabitent de gros

et de petits dormeurs. Comme pour
l’alimentation, un enfant qui grandit normalement

est un enfant qui mange et dort suffisamment.

La durée du sommeil : le 1er mois, le nourrisson se réveille toutes les 4 à 6
heures au rythme des tétées et des changes ; il dort de 16 à 19 heures par jour.

Vers 3 mois, il peut « faire ses
nuits » : à savoir dormir de 20h à 6 heures. Il redort souvent le matin et l’après-midi
jusqu’à concurrence de 14 heures à un an.

Il dort 11 heures vers 3-4 ans, 10 heures à 10
ans, 8 à 9 à l’adolescence.                                            

Si votre enfant n’a vraiment pas
l’air fatigué au moment d’aller au lit, repérez l’heure à laquelle il commence
à montrer des signes de baisse de vigilance (yeux qui piquent, bâillements) et
couchez-le à ce moment-là. Si l’horaire vous semble tardif, couchez-le chaque
soir un quart d’heure plus tôt jusqu’à régulation.

 

Permettre
à son enfant de bien dormir

Fonction naturelle, le sommeil devrait aller de soi,
or, 10 à 20% des consultations de pédiatrie

et de psychologie de l’enfant concernent des troubles du sommeil ;

et ces chiffres ne cessent d’augmenter.14% des enfants se plaignent de difficultés d’endormis-

sèment et 17% des adolescents d’insomnie.

 

Le coucher  :  un
moment privilégié

Le sommeil d’un enfant se prépare. Comme pour les adultes, privilégiez une chambre

Calme, fraiche (19°), aux couleurs douces et un lit confortable.

Pour les nourrissons, les conseils du pédiatre vous indiqueront la meilleure position

Pour votre bébé : sur le dos, sur le côté, avec un babyphone pour vous rassurer…

Le jeune enfant est trop petit pour percevoir lui-même
les messages de son corps. A vous

de les repérer pour coucher l’enfant avant qu’il ne
tombe comme une souche. En effet, il ne

passe pas comme nous par la phase de l’endormissement
progressif et du sommeil léger

(voir le petit train du sommeil dans le chapitre I).

Certains enfants résistent au sommeil, par crainte du noir et de la séparation,

d’autres parce que cela  semble tellement plus intéressant de rester avec les grands …

ou de surveiller Papa et Maman.  Ils deviennent alors irritables, excités.

Un petit en dette de sommeil devient grognon, somatise, tombe plus fréquemment malade…

Le premier cycle du sommeil de l’enfant est le plus profond. Certains enfants refusent

de s’y abandonner et ont besoin plus que d’autres. D’où l’importance  des incontournables

de rituels du coucher.

Ils servent  de repère à l’enfant,  le rassurent ; il fait le plein de câlins avant la longue séparation

de la nuit. C’est un moment de partage passé ensemble à raconter une histoire, chanter

une berceuse, papoter de mille et une choses. Ce rituel évolue en fonction de l’âge de l’enfant,

mais il reste un temps fort de la journée … sur lequel il ne faut pas s’éterniser au risque

d’empêcher son enfant de pouvoir s’endormir seul.

Apprendre à l’enfant à dormir seul, cela favorise l’autonomie. On peut évidemment l’accueillir

exceptionnellement  pour le réconforter ou faire tous ensemble la grasse matinée du dimanche

matin ; mais n’en faites pas une habitude, cela risque d’entretenir la confusion quant à sa place dans la famille.

Assurez-vous qu’il a tout ce qu’il lui faut pour la nuit : les toilettes, le verre d’eau, le doudou, la tétine, la veilleuse, la

porte ferlée ou entrouverte…. Consignes à transmettre aux personnes

qui gardent votre enfant en votre absence.

 

Fixer une heure
régulière pour le coucher
.

C’est une bonne habitude qui conditionnera son sommeil d’adolescent. Les

bonnes habitudes se prennent tôt!  Cette régularité l’aidera à ressenti lui-même la sensation de

fatigue et l’envie de dormir.

Une fois couché, il ne doit plus se relever. C’est une règle à fixer et appliquer dès le départ,

sinon tous les prétextes seront bons pour venir vous voir au détriment de sa santé… et de vos nerfs.

Si il  a vraiment du mal à s’endormir, demandez-vous s’il n’a pas dormi trop longtemps ou trop

tard dans la journée (en général, mieux vaut éviter la sieste après 16h).

 

Il peut « couver » une maladie infantile, être angoissé par un évènement de la journée ou percevoir

votre stress si vous êtes angoissé, triste ou en colère.

Les troubles du sommeil

Les troubles du sommeil font partie du développement normal de l’enfant. Ils sont très fréquents

et inquiètent généralement plus les parent qu’ils ne gênent les enfants eux-mêmes.

Comment réagir lorsqu’un enfant se plaint de cauchemars, de douleurs nocturnes ou de difficultés d’endormissement ?

Voici quelques pistes de réflexion.

 

Troubles légers : Dédramatisez!

Assurez-vous tout d’abord que votre enfant n’a pas pas de problème de santé ou qu’il n’a pas trop dormi
(déjà cité dans le chapitre précédent).

Il « fait ses dents », couve une maladie infantile, une gastro : En cas de fièvre, de diarrhée ou de vomissements,

il est impératif de consulter son médecin traitant,

d’autant plus que l’enfant est petit.

Ensuite, si votre enfant est à la veille d’une grande acquisition (marche, langage, propreté…),

l’excitation produite par cet apprentissage le tient éveillé ou le réveille.

.

Un bouleversement dans la vie de votre enfant peut être la cause de ses troubles du sommeil :

déménagement, séparation, petite sœur en perspective, entrée à l’école…

Ne négligez pas non plus

votre propre stress : si vos soucis professionnels vous empêchent de dormir, ils peuvent aussi

avoir des effets sur le sommeil de votre enfant.

Il veut dormir dans le lit des parents

Vers deux ans,
l’enfant  rencontre souvent des difficultés à s’endormir et exprime alors son désir de dormir dans le lit de
ses parents. Il n’est plus dans la relation fusionnelle avec sa mère comme
lorsqu’il était bébé.

Tiraillé
entre son besoin d’autonomie, l’angoisse de séparation qui remonte au coucher
et les manifestations œdipiennes, venir se rassurer entre Papa et Maman est
très tentant.

L’enfant
est très curieux de savoir ce qui se passe entre ses parents, envie leur
intimité, et tente une opération « séduction-prise de pouvoir » pour
prendre une place dans le lit conjugal.

La fermeté des deux parents est essentielle. Le lit des adultes représente un frontière entre l’intimité des

parents et le développement autonome de  l’enfant.  Si le problème persiste au-delà de quatre ans,

n’hésitez pas à consulter un psychologue pour vous aider à donner des repères à votre enfants : indispensables

pour qu’il grandisse en toute sécurité et se structure psychologiquement.

Cauchemars et terreurs nocturnes

Les cauchemars, fréquents dans la petite enfance, s’estompent vers 5 ans, reviennent passagèrement

autour de la dixième année, pour disparaître tout à fait par la suite.

Ils surviennent le plus souvent vers la fin de la nuit, au terme d’un cycle de sommeil, durant la phase

de sommeil paradoxal. Parmi les grands classiques, on retrouve les monstres, les petits drames et

chagrins de la journée, les gronderies est les frustrations qui se transforment autant en cauchemars nocturnes.

Ne négligez pas l’impact d’un livre, de l’absorption d’une image violente vue à la télé ou sur l’ordinateur :

le jeune enfant ne fait pas la différence entre la fiction et la réalité. Son système psychoaffectif n’a pas la

maturité pour se protéger de cette violence qui le prend de plein fouet.

Le mieux à faire lorsque enfant se réveille en proie à un cauchemar est de l’apaiser,  le consoler et  l’écouter.

La plupart du temps,  une fois rassuré, il se rendort sans problème.

 

Les terreurs nocturnes

Elles surviennent entre 2 et 5 ans,

le plus souvent durant les premières heures de la nuit, lors du sommeil profond.

L’enfant est debout dans son lit, il hurle, semble terrorisé et ne vous reconnait pas.

En fait il dort… debout. Ne le réveillez pas et rassurez-vous, la plupart du temps,
quelques minute après, l’enfant se calme seul et se rendort paisiblement. Il assimile les nombreuses
expériences et les informations de la journée. Son système nerveux est en pleine ébullition.

 

Troubles anormaux : consultez un spécialiste

Si ces terreurs persistent, n’hésitez pas à consulter un spécialiste, médecin, pédiatre ou psychologue.

Les problèmes physiques liés au sommeil (maux de tête…) peuvent être considérés comme

anormaux. D’autant plus s’ils ont des répercussions sur la journée et sur la santé de l’enfant

et l’équilibre de la famille.

 

Entre 8 et 12 ans,

les troubles du sommeil peuvent avoir plusieurs origines :

  • Vous avez été trop laxiste ou trop strict quand il était petit. Rectifiez le tir avec douceur et fermeté.
  • Il reste accroché aux jeux
    vidéo en fin de journée, ce qui provoque une certaine excitation et l’empêche de dormir. Mettez des limites!
  • Il est anxieux à cause des performances scolaires. Il est
    perfectionniste et se culpabilise de ne pas faire mieux. Rassurez-le et
    aidez-le. Il n’y a pas que le travail scolaire dans la vie. Inscrivez- le à une activité sportive ou artistique de son choix.
  • Le sommeil est un problème
    récurrent dans la famille…. voir chapitre 1 sur le sommeil des adultes.
  • Il se passe quelque chose de préoccupant dans sa vie :
    deuil, déménagement, conflits familiaux, harcèlement (9% des collégiens se
    disent victimes de harcèlement : enquête A.P.H.E.E  11.09). Ecoutez-le, enquêtez et faites-vous
    aider par un spécialiste si la situation est préoccupante pour vous et votre
    enfant.

 

Le sommeil des adolescents

« Heureux
l’étudiant qui comme la rivière, arrive à suivre son cours sans quitter son lit ».

Anonyme

Entre 13 et 18 ans, le besoin de sommeil passe à 9h30 en moyenne. S’ils ont déjà leur taille adulte, les jeunes n’ont pas pour

autant le même sommeil que leurs ainés. Car Il en faut du sommeil pour digérer toutes les
transformations physiologiques et psychologique de cet âge charnière!

Les phases d’enthousiasme et de dépenses énergétiques alternent avec les « coups de pompe » et les déprimes.

Le coucher tardif des ados, associé au lever précoce exigé par la vie scolaire,
entraine une privation importance de ce temps de récupération indispensable.

Le manque de sommeil a des conséquences graves sur leur santé et leur comportement
: fatigue chronique, irritabilité, instabilité psychomotrice, difficulté s de
concentration, prise de risques inconsidérés.

La somnolence excessive diurne toucherait un adolescent sur deux. La privation chronique de sommeil occasionne
des troubles de l’attention et du contrôle des émotions particulièrement
délicate à cet âge.

17% des adolescents
se plaignent d’insomnie. Pour autant, ils ne sont pas prêts à renoncer aux « chats »
et autres jeux en ligne jusque tard le soir. Le multimédia pratiqué à haute
dose prend une large part dans le raccourcissement des nuits et l’excitabilité
nerveuse des jeunes. Aux parents de mettre le holà et de limiter cette
pratique.

 

Comme chez les plus jeunes, des troubles persistants, une pâleur
excessive, la perte ou la prise de poids importante, des vertiges, des
migraines, des douleurs diffuses feront impérativement l’objet d’un contrôle
médical. Si l’origine est psychosomatique, votre médecin vous orientera vers un
pédopsychiatre ou un psychologue spécialisé dans l’adolescence.

 

Deux documents à
télécharger :

Échelle de Somnol-enfance-smg

Agenda
Veille-Sommeil et Instructions pour l’observation des rythmes de vie.

Guide pratique pour les jeunes : « Apprendre à gérer son sommeil pour éviter insomnies et fatigue ». Réalisé par le site reussirmavie.net, ce livre-guide traite particulièrement des difficultés de sommeil entre 15-25 ans : désordres des rythmes, mauvaise hygiène de vie, stress.
Cinq parties sur :  les mécanismes du sommeil (fonctions, organisation, besoins), les amis et les ennemis du sommeil (sport, environnement, alcool, cannabis..). Des tests de connaissance de soi pour découvrir sa typologie (« Quel dormeur êtes-vous ?) » et adapter ses rythmes, une partie sur les difficultés pour gérer sommeil et études, les nuits blanches et les addictions aux nouvelles technologies. Enfin, des questions-réponses sur des difficultés de sommeil précises.   (44 pages, 3,80 euros).

 

Patricia Serin, aout 2011

 

 

l’apprentissage de l’hygiène chez l’enfant
8 août 2011

 

 

TOUT  BEAU, TOUT  PROPRE !

 

 

Quand on sait que 90 % des Français ne se lavent pas les
mains avant de prendre un repas et que 25 % d’entre eux ne se les lavent qu’à
l’eau claire, sans savon, on comprend à quel point il est essentiel de                   
commencer l’apprentissage de l’hygiène dès le plus jeune âge. L’hygiène,
c’est-à-dire la toilette au quotidien de toutes les parties du corps :
bouche, visage, mains, pieds, parties génitales et cheveux régulièrement. Mais
quand et par où commencer ? Et comment faire pour que l’hygiène devienne
un automatisme ?

 

 

Des pieds à la tête

 

Pour prendre soin de son hygiène corporelle, un bain quotidien dès la naissance lui permet non seulement de se protéger contre les bactéries – le bébé est très vulnérable aux infections –, mais aussi d’enregistrer ce moment comme une pratique habituelle, un moment de détente et de jeu. Car le jeu étant le meilleur moyen d’apprendre pour un enfant, l’heure
du bain doit y être associée pour ne pas risquer de le rebuter.

Ainsi, même si avant 4 ans l’enfant a du mal à se laver tout seul, on peut lui apprendre très tôt les différentes parties de son
corps au fur et à mesure qu’on le lui lave. La tâche peut se compliquer pour  les cheveux (à laver entre une et trois fois par semaine), car nombre d’enfants ne supportent pas d’avoir de l’eau dans les yeux. Mais un gant posé dessus
permettra de les protéger de l’eau qui s’écoule et d’éviter de faire de ce moment un véritable calvaire pour tous…

 

Passé 4-5 ans, laissez-le se laver le corps tout
seul, notamment ses parties intimes, mais toujours sous votre surveillance pour
vérifier qu’il se lave correctement (il faut que ça mousse !) et pour
éviter tout accident (brûlure ou glissade, par exemple).

 

 

Les mains, le plus souvent possible

Les mains et les ongles sont les cibles privilégiées de la contamination microbienne, et celles des enfants n’y échappent pas puisqu’elles leur servent à explorer le monde qui les entoure.

Se laver les mains plusieurs fois par jour devrait être un automatisme pour tous, à fortiori pour les parents dont les enfants imitent les moindres gestes. Apprenez donc à votre enfant à se laver les mains en comptant jusqu’à 30 à chaque fois qu’il rentre à la maison, qu’il revient des toilettes ou qu’il a touché un animal (même celui de la maison). Idem avant et après chaque repas, et ce dès qu’il commence à attraper ce qu’il a dans son assiette.

Encore une fois, ces pratiques deviendront des automatismes si elles le sont déjà pour
vous… Il est bon de rappeler que se laver correctement les mains veut dire retirer bagues et bijoux, se mouiller les mains avec de l’eau tiède, les laver dans tous les recoins et sous les ongles avec du savon pendant trente secondes en faisant bien mousser pour décoller les microbes ; enfin se rincer les mains puis les essuyer avec un tissu propre pour éviter que de nouveaux microbes s’y redéposent.

Et n’oubliez pas que pour que les ongles aient le plus de chances de rester propres, il est préférable qu’ils soient courts.

 

 

Lave tes dents, mouche ton nez!

 » Va te laver les dents,
elles sont sales.  »
 » Mais je ne mange que des choses propres !  » (Yanis, 3 ans)

Le pouvoir de contamination des sécrétions nasales (nez qui coule, éternuements…) est particulièrement élevé.

Dès la naissance, le nettoyage des fosses nasales permet la mise à l’écart de bon nombre de maladies (rhumes, bronchiolites, etc.), non seulement en période hivernale mais de façon préventive tout au long de l’année. L’utilisation d’un mouche-bébé sera vite relayée par la capacité de l’enfant à se moucher : vers 18 mois, l’enfant est capable d’imiter le grognement du cochon et de souffler avec son nez. Amusez-le en lui apprenant à souffler plus fort et montrez-lui le résultat dans le mouchoir et surtout dans sa capacité à mieux respirer… N’oubliez pas d’utiliser les mouchoirs en papier
jetable pour éviter les nids à microbes et le sérum physiologique ou l’eau de mer pour prévenir les irritations.

 

Dès les premières dents, mettez entre les mains de votre enfant une brosse à dents adaptée avec du dentifrice spécial junior. Là encore, rien ne vaut le modèle des parents… En grandissant, un brossage après chaque repas et au minimum deux fois par jour permet d’éliminer la plaque dentaire et les résidus de repas et de lutter contre les caries. L’utilisation d’un sablier
peut aussi aider à se brosser les dents suffisamment longtemps pour que le brossage soit efficace.

Devenir propre, qu’est-ce que c’est ?

 

De la couche aux toilettes en passant par le pot et par la capacité à s’essuyer seul correctement, il faut compter plusieurs années.

Les premiers mois, les parents sont les garants d’une bonne hygiène intime puisqu’ils changent les couches et s’occupent de la toilette de leur enfant. L’apprentissage du pot, qui se fait en douceur vers 2 ans, permet à l’enfant de se rendre rapidement compte d’une sorte de rituel lié à la propreté : essuyage des parties intimes (d’avant en arrière pour les
filles), évacuation des matières fécales dans les toilettes, lavage des mains. Quand ces pratiques se répètent systématiquement, elles ont valeur d’automatismes pour l’enfant qui les acquiert comme tels.

Progressivement, vers 5 ans, l’enfant est capable d’aller seul aux toilettes, de s’essuyer convenablement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun résidu sur le papier, de tirer la chasse et de se laver les mains avec du savon. Et quand on sait que cette autonomie par rapport aux toilettes est
exigée à l’école dès 3 ans, on se dit qu’il vaut mieux l’apprendre aux enfants assez tôt plutôt que de risquer une prolifération bactérienne dans ses sous-vêtements…

 

 

Trois questions à… Patricia Serin, psychologue-psychothérapeute

1-  A  partir de quel âge peut-on apprendre l’hygiène à un enfant ?

L’apprentissage de l’hygiène commence réellement au moment
de celui de la propreté, qui représente la première acquisition de l’éducation,
c’est-à-dire vers 18 mois. Il repose sur trois principes essentiels :
l’exemplarité (il fait comme ses parents), le jeu et le plaisir. Si on le
gronde ou qu’on essaie de le forcer, ça ne fait que le braquer.

 

2- Comment faire avec un enfant récalcitrant ?

Là encore, on lui montre l’exemple et on introduit un aspect
ludique dans l’apprentissage. Il existe par exemple des savons rigolos, avec
des objets à l’intérieur que l’on découvre à l’usage, des brosses à dents qui
changent de couleur, etc. On le valorise, on lui montre qu’il grandit, on lui
laisse l’initiative aussi. Et pour le lavage des mains, on lui explique que
c’est comme ça, qu’on ne passe pas à table sans les avoir propres. On reste  
ferme sans dramatiser.

 

3- Comment faire pour que l’hygiène devienne un automatisme (se laver les mains avant et après le repas/les toilettes…) ?

C’est l’apprentissage qui devient ritualisation : si
les bases sont données dès le plus jeune âge, l’enfant ne rechigne pas car il
sait que c’est la règle. La notion de se laver sera naturelle et même associée
au bien-être et au plaisir de faire comme les grands.

Les risques d’un manque d’hygiène

 

Les caries

Les caries peuvent sévir dès l’âge de deux ans et demi en cas de manque d’hygiène. Un brossage correct au minimum deux fois par jour dès les premières dents et une visite annuelle chez le dentiste permettent de  traiter les infections bucco-dentaires dès leur apparition et de limiter les interventions.

 

Les poux

Quelle école n’a pas été la cible des poux ? On a beau dire qu’il y a des “têtes à poux”, le manque d’hygiène y est aussi pour
beaucoup. Pour les éviter, rien de tel que de surveiller la chevelure de votre enfant, la brosser et la peigner chaque jour. Lavez régulièrement ses cheveux et évitez les échanges de bonnets et d’écharpes. Enfin, changez le linge de la literie chaque semaine.

 

Les vers

Phobie des parents, les vers que l’on trouve dans les matières fécales font souvent leur apparition quand les enfants commencent à s’essuyer tout seuls… plus ou moins consciencieusement. Vérifiez régulièrement les selles de votre enfant et demandez conseil à votre médecin pour lui administrer un anthelminthique en prévention une à deux fois par an.

Utile

 

Un livre pour les enfants :    De 2 ans à 7 ans

À trois ans, on devrait être capable de
se laver entièrement tout seul. Il faut se laver les dents souvent et bien se
laver les mains avant de manger, pour ne pas mettre de microbes sur la
nourriture. On va tout seul aux cabinets et si on fait pipi dans son lit, c’est
bien de mettre soi-même son linge au sale comme un grand. Devenir propre c’est formidable, mais quel plaisir de se salir de temps en temps !

Catherine   Dolto,

« Propre » chez Gallimard Jeunesse

www.hygiene-educ.com/fr/home.htm, site
éducatif sur l’hygiène proposé par l’Institut Pasteur, avec fiches thématiques,
jeux (“Passeport pour l’hygiène”), etc.

 

www.enfants-ados.com/apprentissage-de-l-hygiene-corporelle-aux-enfants.html

 

 

 

Patricia Serin, écrit avec la journaliste Marie Bazet

Le sommeil est d’or
8 août 2011

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LE SOMMEIL EST D’OR -  chapitre 1.
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Rien de tel qu’une bonne nuit pour faire le plein d’énergie.
Le sommeil est en effet le garant de notre forme physique, psychologique, intellectuelle… un sommeil satisfaisant, en quantité comme en qualité est indispensable à la vie et l’ensemble de ses fonctions, en matière de métabolisme, de croissance et de maturation cérébrale.
Alors que nous lui consacrons un tiers de notre vie, il garde cependant une grande part de mystère.
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Depuis la nuit des temps
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Le sommeil  intrigue les hommes depuis la nuit des temps. Il a été notamment associé à des interprétations  religieuses dont une des plus connues est l’histoire de Morphée, dieu des grecs dans l’Antiquité :
Hypnos, dieu du Sommeil, frère jumeau de Thanatos, dieu de la Mort, déclenchait l’endormissement en éventant les mortels de ses ailes ou en les touchant avec une branche de pavot. Il était en général représenté sous les traits d’un enfant aux yeux cachés par ses ailes, vivant dans une caverne traversée par le fleuve de l’Oubli.
Un de ses mille enfants, Morphée, dieu des Songes, enveloppait de ses fameux bras le dormeur, apparaissant aux hommes en prenant la forme (« morphé ») d’êtres humains, leur apportant ainsi les rêves.
Selon la mythologie égyptienne, lorsque le génie Bès leur envoyait des cauchemars, les égyptiens utilisaient une « clef des songes ». Cet objet était sensé demander à Isis, divinité protectrice et salvatrice de les protéger du malheur.
Quant à la Bible, elle spécifie clairement que Dieu s’adresse à nous par les rêves, en y accordant une valeur prophétique. Ainsi, Joseph accepte Marie comme épouse et s’enfuit en Egypte avec Jésus guidé par ses rêves. Malgré tout, en Occident, l’étude des rêves fut brutalement interrompue au 12e siècle par l’Inquisition : l’église catholique condamna la divination par les songes, l’assimilant à la sorcellerie et à Satan, pourchassant ceux qui la pratiquaient.
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Définitions
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Le mot sommeil est issu du latin abrégé somnus. Il est défini comme  la
« Suspension périodique et naturelle de la vie consciente,
correspondant à un besoin de l’organisme » (Dictionnaire Hachette).
Le sommeil se définit comme « un état physiologique
temporaire, immédiatement réversible, reconnaissable par la suppression de la
vigilance et le ralentissement du métabolisme » (Larousse médical).
Le sommeil est « un état naturel récurrent de perte de conscience, mais sans perte de la
réception sensitive, du monde extérieur, accompagnée d’une diminution
progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers et dont le
rôle est encore mal connu. L’alternance veille-sommeil correspond à l’un des
cycles fondamentaux chez les animaux: le rythme circadien. Le sommeil se
distingue de l’inconscience (ou coma) par la préservation des réflexes et par
la capacité de la personne endormie à ouvrir les yeux et à réagir à la parole
et au toucher. » (Wikipédia).
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La science entre en scène
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Entre en scène Sigmund Freud, neuropsychiatre autrichien, fondateur de la psychanalyse (1856-1939), qui s’intéressa très tôt à l’étude scientifique du sommeil  et particulièrement à l’analyse des rêves.
Il est suivi de près par Hans Berger, neurologue allemand (1873-1941), père de l’électroencéphalogramme. (EEG).
Cet appareil lui permit de mesurer l’activité électrique dans le cerveauet de distinguer des ondes variables en fréquence et en intensité.
Enfin le neurobiologiste français Michel Jouvet (1925) découvrit qu’au cours d’une nuit, nous passons par quatre à six cycles qui durent environ 90 minutes.

« Certains
hommes parlent pendant leur sommeil. Il n’y a guère que les

conférenciers pour parler pendant le sommeil
des autres. »
Alfred Capus
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Chaque cycle étant à son tour décomposée en cinq phases (voir  schéma : « le petit train du sommeil ») : Le sommeil lent des quatre premiers stades représente les trois quart de la nuit ; il comprend le sommeil léger et le sommeil profond : le corps se repose, l’organisme fabrique des anticorps et pour les enfants, l’hormone de croissance. Les ondes cérébrales sont lentes.
Survient alors le sommeil paradoxal, qualificatif attribué au Dr Michel Jouvet en 1961 : Le tonus musculaire a totalement disparu mais l’activité cérébrale est très intense : le dormeur rêve.
Les dernières recherches
n’ont cependant pas révélé de corrélation systématique entre le sommeil paradoxal et les rêves. Des schémas caractéristiques d’activité cérébral associés au rêve sont observables autant pendant le sommeil paradoxal qu’en dehors de cette phase.
Si nous rêvons toute la nuit, les rêves en sommeil lent paraissent plus proches de la vie quotidienne et ceux du sommeil paradoxal plus visuels, initiatiques, créatifs.
Au-delà de la compréhension du mécanisme du rêve qui réserve encore bien des secrets, les scientifiques concentrent leurs efforts la prévention et l’amélioration du sommeil.  En effet, selon une étude TNS Healthcare, 20 à 30°/% (Une femme sur trois) de lapopulation française souffre d’insomnie dont 10% d’insomnie sévère. 53%  a éprouvé, au cours des 6 derniers mois, au moins une fois le besoin de s’allonger pendant la journée pour se reposer.
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Le sommeil  :  pour quoi faire?
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Dans nos sociétés modernes valorisant l’hyperactivité, le sommeil est trop souvent considéré comme une perte de temps.
Il est pourtant indispensable à la vie et à l’ensemble de ses fonctions. Il est l’une des garants du bien-être de l’esprit et du corps.
Durant la nuit, le mental digère les informations de la journée, trie, organise, booste notre créativité, nos capacités de concentration et de mémorisation ; il nous rend plus serein, détendu, optimiste.
Le corps recharge ses batteries : Les défenses immunitaires augmentent, les organes récupèrent, les hormones s’harmonisent, les fonctions vitales se restaurent.
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Pourquoi dort-on la nuit?
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L’être humain a besoin d’un minimum de lumière du jour pour se maintenir en bonne santé. Il est programmé génétiquement pour être actif le jour. D’où un travail moins performant et une perte de vigilance observés la nuit.
On note un pic d’accidents de la route la nuit entre 2 heures et 5 heures du matin.
Et plusieurs catastrophes, comme celle de Tchernobyl ou du Titanic, ont eu lieu la nuit, suite à des erreurs de jugement.
La déstructuration des rythmes biologiques
affecte la mémoire, la digestion, l’humeur, comme on l’observe chez les travailleurs de nuit et en cas de décalage horaire.
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L’horloge interne
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Chaque être humain a une petite horloge interne réglé sur environ 24 heures. Elle se situe essentiellement au cœur du cerveau, dans l’hypothalamus. Son rythme, d’origine génétique, varie quelque peu suivant les individus : il y a les « couche-tôt » et les « lève-tard »! Se calant sur l’alternance jour/nuit, elle est principalement conditionnée par l’apport lumineux.
En effet, la rétine capte l’information lumineuse pour permettre à l’horloge biologique d’être en phase avec la journée. Ceci explique pourquoi 75% des non-voyants se plaignent d’un sommeil de mauvaise qualité.
La  luminothérapie, aujourd’hui accessible au grand public après être longtemps restée confidentielle et réservée à l’hôpital
donne de bons résultats. Venue des pays nordiques carencés en lumière une bonne partie de l’année, elle soulage les dépressions saisonnières à l’automne et les troubles du sommeil chez des personnes travaillant la nuit et en lumière
artificielle.
Le cycle veille/sommeil repose sur Terre par l’alternance jour-nuit et détermine les rythmes biologiques. On le nomme rythme circadien, du latin »circa diem », qui signifie « environ une journée ». Ce rythme, tout comme la durée et les phases du sommeil, change avec l’âge. Du fœtus en synchronisation avec sa mère (« il danse la samba au moment où je m’assoupis!), au nourrisson (qui « ne fait pas encore ses nuits, je suis épuisée!), en passant par l’adolescent (à minuit : « je suis en pleine
forme! » … et à midi : « laissez-moi dormir, parents indignes! ») jusqu’à la personne âgée qui somnole…toute la journée et se pense insomniaque, l’observation du rythme, de la qualité et de la quantité de sommeil varie toute la vie.
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Le sommeil : sommes-nous tous égaux ?
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Indépendamment des facteurs d’âge, de lieu et de mode de vie, nous avons des besoins différents. Chacun connait autour de lui un « gros dormeur » que 10 heures de sommeil suffisent à peine à mettre en forme et un « petit dormeur » dont les 5 heures quotidiennes lui donnent un surplus de temps fort enviable quand on est un sur-actif au rythme effréné.
Les études scientifiques soulignent qu’en-dessous de 3 heures de sommeil par nuit sur le long terme, un être humain ne peut rester en bonne santé mentale et physique. Le besoin de sommeil est plus important chez l’enfant et l’adolescent que chez l’adulte.
Pour la personne âgée, le sommeil tend à se morceler ; des périodes de sommeil diurne apparaissent souvent à cet âge de la vie, avant ou après le déjeuner et vers 16 h. les hommes semblent avoir moins besoin de sommeil que les femmes.
D’autre part, un deuxième mécanisme régule le sommeil de la façon suivante : plus la veille est longue, plus le sommeil qui suit est long et profond. L’activité physique intense le soir, les excitants (tabac, alcool, …), ainsi que les écrans d’ordinateur avant d’aller se coucher retardent l’arrivée du sommeil.
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Les besoins de sommeil en moyenne :
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Un adulte : 7 heures 30. Chambre fraiche  (19/20°), aérée et calme si possible ; écrans éteints.
Un enfant :
offrez-leur de préférence une chambre fraiche, silencieuse et rangée. Evitez les ombres génératrices de peurs et laissez une faible lumière avec  les tout-petits.
Pour les 3-4 ans : 12 heures. Sans compter une sieste ou un « temps calme » après  déjeuner. Coucher à 20 heures pour un lever à 8 heures. Un petit en dette de sommeil devient grognon, somatise, tombe plus fréquemment malade…
A 10 ans, un enfant doit pouvoir dormir 10 heures par jour. Adoptez des horaires réguliers, une dette de sommeil ne sera pas compensée par un lever plus tardif.
Adolescents :
entre 13 et 18 ans, le besoin de sommeil passe à 9 heures 30 en moyenne. Mêmes consignes pour l’atmosphère de la chambre que pour les adultes. Le coucher tardif des ados, associé au lever matinal tributaire de la vie scolaire, entraine une privation importante et des conséquences graves sur leur santé et leur comportement :   fatigue chronique, irritabilité, instabilité psychomotrice, difficulté de concentration, prise de risques inconsidérés et de dopants …
La ménopause :
les perturbations hormonales retentissent sur l’humeur et entrainent fatigue et troubles du sommeil chez 3 femmes sur 4. La sieste en début d’après-midi est recommandée… lorsque c’est possible ; elle compense les nuits écourtées, comme chez les jeunes parents et la future maman en fin de grossesse. Chez cette dernière les 1ers mois de grossesse vont souvent de pair avec une envie irrépressible de dormir tout le temps.
La personne âgée :
le sommeil tend à se morceler; des périodes de sommeil diurne apparaissent souvent à cet âge de la vie, avant ou après le déjeuner et vers 16 h. Même si la quantité de sommeil est dans l’ensemble la même, le sommeil s’entrecoupe peu à peu et sa
répartition se fait sous forme de petites siestes au cours des 24 heures.
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Le sommeil : un problème de santé publique
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L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé place le travail et les difficultés d’ordre psychologique (tensions nerveuses, soucis familiaux) au premier rang des causes déclarées d’insomnie. A terme, la fatigue cause des
troubles de l’humeur, allant de l’irritabilité à l’agressivité, une baisse de la vigilance et des trous de mémoire. On attribue à près de 30% des accidents de la route un trouble de l’attention lié à une dette de sommeil.
Le manque de sommeil est un des maux préoccupants des pays industrialisés. On y dort en moyenne 1 heure 30 de moins qu’au début du XXème siècle. Cela est dû notamment au développement des activités nocturnes (éclairages, télévision, ordinateur). L’organisation du travail est également en cause : travail posté, travail de nuit, horaires irréguliers, temps de transports, stress, obligationsde rendement, valorisation de l’hyperactivité…
Une dette aiguë de sommeil peut être dangereuse si l’on prend le volant par exemple, ou si l’on effectue certains travaux (machines, aiguilleur du ciel…).
La dette chronique : le manque de sommeil pendant des semaines, des mois, voire des années amène la tendance à la
somnolence quotidienne et les perturbations métaboliques, à l’origine du surpoids, du diabète, de l’hypertension, des maladies cardio-vasculaires.
Les vacances sont un bon moment pour évaluer notre besoin personnel de sommeil. On compte une dizaine de jours d’adaptation pour retrouver un rythme physiologique.
Les vacances sont aussi le momentde se sevrer des somnifères : près de 10% des français y recourent quotidiennement, 30% au moins une fois par an. Certains parents en donnent même à leurs enfants : 4% de nos jeunes en prennent
régulièrement! (Enquête TNS Healthcare 2006). Loin de résoudre le problème, ces médicaments nous entrainent dans un engrenage : plus moyen de se passer de sa petite pilule blanche. Il s’agit de réserver les somnifères pour dépasser une
situation difficile qui perturbe le sommeil. Selon la molécule prescrite, ils peuvent atténuer l’angoisse, faciliter l’endormissement et/ou éviter les réveils multiples. Mais l’accoutumance se met en place en quelques semaines
avec le cortège « troubles de la mémoire, de la vigilance et de la concentration ».
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« le sommeil est un emprunt fait à la mort pour l’entretien de la vie »
Arthur Schopenhauer
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Les causes,  les remèdes
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Comprendre l’origine et les raisons de troubles du sommeil est essentiel pour éviter qu’ils ne s’installent ou savoir s’ils masquent un problème de santé. A traiter impérativement en consultation médicale.
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Sevrage de somnifères : la réduction des hypnotiques et le sevrage sont à envisager dans le cadre d’un accord entre le patient et son praticien.
La 1ère étape consiste
à rechercher l’origine des insomnies et depuis quand elles se sont installées. Cela peut-être du à l’environnement : difficultés personnelles privées ou professionnelles, naissance d’un enfant, bruit ambiant, stress, sédentarité, mauvaise hygiène de vie, etc.
Mais également à des maladies que seul un médecin peut diagnostiquer de façon formelle : apnée du sommeil, narcolepsie, paralysie du sommeil, syndrome des jambes sans repos, fibromyalgie, etc. L’insomnie est alors un symptôme parmi d’autres et la prise en charge médicale globale est impérative.
Avec l’âge, la production de mélatonine,  l’hormone du sommeil fabriquée par le cerveau la nuit, diminue et le sommeil devient plus difficile La sécrétion de cette hormone se fait en l’absence de lumière. Elle règle le rythme jour-nuit. Autour de soixante ans, nous produisons la moitié de la quantité de mélatonine que nous produisions à vingt ans. Et lorsque le cycle de la mélatonine ne tourne plus rond, nous commençons à «vieillir» dans le mauvais sens du terme.
Un médecin ou un pharmacien peut vous proposer un traitement à base de mélatonine. Cela peut être très efficace si vous avez plus de 50 ans, si vous travaillez de nuit ou pour éviter l’effet « jet-lag » en cas de décalages horaires.
La luminothérapie est également une alternative intéressante car elle agit sur la production de mélatonine. (Voir plus haut, chapitre sur l’horloge interne).Pratiquée à l’hôpital ou chez soi, exclusivement le matin et avec une lampe spéciale.
Sachez aussi que certaines substances ou médicaments peuvent bloquer la sécrétion de la mélatonine, comme
les anxiolytiques, les antidépresseurs, la caféine, le tabac, la vitamine B12, l’alcool, et l’aspirine.
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Sommeil et alcool.
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Des études effectuées sur ce sujet ont clairement établi que des troubles du sommeil à type d’insomnie perdurent longtemps après le sevrage alcoolique. L’alcool réduit le délai d’endormissement et interfère avec les capacités du cerveau à maintenir le sommeil. Il conduit à des modifications de l’humeur et de la vigilance, accroit la somnolence et les maladies cardio-vasculaires. De surcroît, la prise d’alcool avant le coucher est contre- indiquée chez les personnes présentant des apnées du sommeil, en raison des effets inhibiteurs de l’alcool sur la respiration. La mémoire cellulaire (mémoire de chaque cellule de l’organisme et de tout l’organisme) garde en elle les traces de ces perturbations physiologiques du sommeil. C’est pour cette
raison qu’il est si long de retrouver un sommeil équilibré après une intoxication alcoolique sévère.
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Alternatives naturelles :
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Les médecines dites « douces » représentent une excellente alternative pour accompagner un sevrage tabagique ou éviter de prendre des médicaments. Les professionnels de santé sauront vous guider pour que chacun trouve sa solution à un moment défini.
Sophrologie psychothérapie, phytothérapie, acupuncture, homéopathie, ostéopathie, fasciathérapie, méditation : à utiliser indépendamment l’un de l’autre ou en synergie, ces méthodes ont l’avantage de traiter le terrain en douceur sans créer d’accoutumance et d’effets secondaires.
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Plantes bénéfiques : la passiflore, la valériane, l’eschscholtzia ou pavot de Californie, l’aubépine, le houblon, le tilleul, la
verveine, la mélisse, la fleur d’oranger. A prendre tout au long de la journée ou spécifiquement 30 minutes avant d’aller dormir.
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Homéopathie : – Belladonna 5CH si fatigue sans parvenir à dormir.
-  Nux Vomica 5CH si ce sont les problèmes de la journée qui vous empêchent de dormir
- Coffea Cruda 9cH si les idées de ce que vous avez à faire dans les jours à venir se bousculent dans la tête.
- Crésol 9CH en cas de réveils prolongés.  En l’absence d’amélioration au bout de 3 semaines, un homéopathe saura vous proposer un traitement personnalisé. L’homéopathie doit être prise à distance des repas, tabac, alcool, solutions mentholées (chewing gum, bonbons, dentifrice).
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La sophrologie :  Le « Petit Robert » en donne cette définition : Ensemble des pratiques visant à dominer les sensations
douloureuses et les maladies psychiques afin d’atteindre un développement plus harmonieux de la personnalité. Dans ma pratique, je propose la relaxation et la sophrologie principalement :
  • dans un but de détente
    psychocorporelle, de connaissance et d’exploration de son schéma corporel.
    pour construire une image positive de la représentation du corps, de soi.
  • Précisément dans les cas de
    tensions nerveuses et physiques, les insomnies, les somatisations.
  • comme outil
    complémentaire à un travail analytique.
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L’Hypnose : Au même titre que la sophrologie, l’hypnothérapie aide la personne à se relaxer. Elle recherche dans le passé les blocages, évènements, traumatismes qui pourraient avoir une influence sur la qualité du sommeil et aide ainsi à les élaborer, les dépasser et régler ces problèmes d’insomnie.
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La psychothérapie : La psychothérapie, qu’elle soit d’inspiration psychanalytique ou pas, a une visée thérapeutique : elle traite le mal-être auquel tout un chacun peut être confronté un jour. L’insomnie peut être un révélateur que « quelque chose
demande à être entendu, pris en compte ».  L’amélioration du sommeil s’inscrit dans le soulagement de syndromes anxieux, dépressifs, phobiques, hypertendus ou hyperactifs.
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La relaxation : les exercices de relaxation aident à retrouver le calme et à capitaliser sérénité et énergie.  On y apprend à relâcher son corps, à savoir faire une coupure entre 2 activités ou le soir avant d’aller a lit ; également à respirer par le ventre, technique de base élémentaire.                                                                                                                                                       « La relaxation est une méthode, un objectif, préalable à toute pratique, soit-elle sportive, mentale ou spirituelle. En effet on n’imagine pas de travailler sur son corps, son souffle et ses pensées sans s’être défait des tensions personnelles ou du stress ambiant ». C.Tikhomiroff enseignant en relaxation et yoga.
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La méditation : La Méditation est l’art d’être présent à Soi. Cette technique ancestrale utilise des techniques de respiration et de visualisation apportant une sensation de calme et de détente physique et mentale. Il s’agit de porter intentionnellement son attention à la respiration, aux sensations, émotions et états d’esprit sans porter de jugement .Parmi de nombreuses études, celle  de Lazar et Britta Hölzel de l’Université Giessen (Allemagne, 2010), atteste que la réduction de stress rapportée est en corrélation avec une diminution de la densité de matière grise dans l’amygdale ; cette dernière jouant un rôle important dans l’anxiété et le stress. « Il est fascinant de constater la plasticité du cerveau et que, en pratiquant la méditation, nous pouvons jouer un rôle actif pour le changer et accroître notre bien-être et notre qualité de vie. » commente Hölzel.
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Les clefs d’un sommeil réparateur, petits conseils de bon sens.
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Pendant la journée : repérer rapidement les facteurs de stress, les soucis et les conflits perturbateurs et apprendre à les régler ou les relativiser.
Prendre « un temps pour soi  » : sieste, lecture, musique, danse, sport, ciné, rire, loisirs créatifs  … partage ressourçant avec son conjoint, ses enfants, ses amis, son animal de compagnie, … Chacun trouvera son « moment de trêve » quotidien.
Pratiquer une activité physique régulière. Cela entraine une saine fatigue, propice à un endormissement plus facile et limite les réveils nocturnes. Nul besoin de faire de la compétition : la marche, la montée d’escaliers plutôt que l’ascenseur, le
vélo sont suffisants, à raison –en tout-, d’une demi-heure par jour. Eviter cependant une activité sportive après 18 heures ; elle fait grimper la température du corps et réveille l’organisme au lieu de le préparer à la nuit.
Bannir l’alcool, le tabac les boissons riches en produits excitants à base de caféine, de  guarana, thé, café, coca, red-bull … àproscrire le soir, voire même après 16 heures.
Diner léger, de préférence des glucides lents, des fibres, des laitages ou du soja.
Eviter de trop boire le soir, cela risque de réveiller votre vessie en pleine nuit ! Dans la soirée,  une tisane, un
diffuseur d’huile essentielle de lavande, un bain tiède pour abaisser la température préparera au sommeil. Ne vous endormez pas devant la télé au risque de ne plus trouver le sommeil dans votre lit. Limiter également l’ordinateur et le téléphone portable avant de dormir, Il est démontré aujourd’hui qu’ils excitent le système nerveux.
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Le moment du coucher :
Se mettre au lit dès que l’on ressent les premiers signes de fatigue (bâillements, piquotements aux yeux, baisse de vigilance). Prendre « le train du sommeil » au moment où il entre en gare. Inutile d’essayer de dormir si vous n’avez pas sommeil. De même si vous vous réveillez au milieu de la nuit en « pleine forme », levez-vous et pratiquez une activité paisible jusqu’à ce que le cycle du sommeil  repointe son nez… environ 90 minutes plus tard.
Se coucher à heures fixes et éviter de trop grandes variations entre les heures de coucher et de réveil.
La chambre à coucher doit être fraiche (idéalement 19°), calme, les couleurs douces, les appareils et la lumière éteints ; bruits de la rue ou ronflements du conjoints : opter pour les bouchons d’oreille ; le matelas confortable, ferme juste ce qu’il faut ; la tête de préférence au Nord si l’on suit les principes du Feng shui, discipline chinoise vielle de plusieurs siècles qui a pour but d’optimiser le Qi, (la circulation d’énergie), par l’aménagement de l’environnement.
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Eloge de la sieste
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En chine, outre le Feng shui, le droit à la sieste est inscrit dans la constitution.  En France, dormir ,en journée est encore synonyme de paresse. Le frein reste culturel et idéologique. Pourtant sa pratique est un gain de bonne humeur, de productivité … et de meilleur sommeil nocturne.
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Du bon usage des rêves
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L’analyse des rêves est un des outils de prédilection en psychothérapie analytique. « L’interprétation des rêves est la voie royale qui mène à l’étude de l’inconscient… »  affirma Sigmund Freud (1856-1939).
C’est par « l’interprétation des rêves » que C.G.Jung (1875-1961) se rallia à Freud. Le psychiatre suisse y trouvait en effet une voie vers l’inconscient qui lui permettait une nouvelle approche auprès de ses patients. L’accord n’était cependant pas total et, après sa rupture avec Freud, Jung développa une autre méthode d’interprétation des rêves.
L’hypothèse jungienne est essentiellement la suivante : il existe un inconscient collectif, fondement de l’imagination, commun à tous les peuples à travers tous les âges, et qui se manifeste dans
les religions, les mythes et les doctrines ésotériques telles que l’alchimie. Les rêves ont, selon lui, mêmes s’ils peuvent paraître incohérents, leur propre  langage symbolique.
Outre l’importance du sommeil pour la santé, l’interprétation des rêves est une source de développement personnel.
N’hésitez pas à y puiser des idées  à transformer en créations artistiques. Lorsqu’un problème semble insoluble, endormez-vous en y songeant et ne vous étonnez  pas d’avoir de nouvelles idées inattendues au matin. Chaque soir, embarquez-vous avec plaisir pour une nouvelle aventure.
Tenez un journal des rêves, et notez vos souvenirs de la nuit dès le réveil comme un explorateur le ferait avec un carnet de voyage.
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Des chiffres, des adresses et des références.
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55% des français estiment ne pas dormir suffisamment. Les mêmes souhaiteraient dormir 1h20 de plus.
6% ont déjà été pris de somnolence au volant et 26% aimeraient faire une sieste.
10% font un usage régulier de somnifères.
Près de 30% des accidents de la route sont dus à l’assoupissement, avant l’alcool, les drogues et la vitesse.
La médecine répertorie 74 troubles du sommeil.
(Source enquête INSV/BVA Healthcare 2009).
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WEB :
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Passeport pour le sommeil : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sommeil, dans ce livret rédigé par des spécialistes, complété par un « agenda du sommeil ». A télécharger sur le site www.institut-sommeil-vigilance.org
www.reseau-morphee.org Programmes d’éducation thérapeutique, animés, par un médecin ou par un psychologue spécialisé dans la prise en charge de l’insomnie.
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Livres pour aller plus loin :
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- « Retrouvez un bon sommeil » C. Mosca-Ferrazza et I. Haberfeldeld, éd. Hachette Pratique.2008.
- « Avoir un bon sommeil » Dement et Vaughan, éd. Odile Jacob 2000.
- « Le sommeil et les rêves » M.Jouvet, éd. Odile Jacob, 2000.
Un prochain chapitre sera consacré au sommeil de l’enfant. Les parents et les professionnels de l’enfance y trouveront des pistes et des conseils suivant l’âge pour comprendre et aider les petits à bien dormir.
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Patricia Serin, août 2011.

La vie est plus forte que tout
30 avril 2011

Prés de Sendai, trés durement touché par le Tsunami du 11 mars dernier au Japon, les cerisiers sont en fleurs. Traditionnellement, cette floraison donne lieu à des fêtes au cours desquelles la population célèbre la venue du printemps.

Daniel de Roulet, qui a été ingénieur dans une centrale nucléaire, vient de publier un brillant essai : « Tu n’as rien vu à Fukushima » (Ed.Buchet chastel, 2 euros). Il évoque, en s’adressant à une amie japonaise, le contraste entre la renaissance de la vie et la menace de l’atome.

CANCER INFOS
21 mars 2011

CANCER : INFOS

Les sources d’information sur le cancer sont nombreuses. Dans un souci de cohérence et d’efficacité, l’Institut national du cancer (Inca), la ligue contre le cancer et le ministère chargé de la Santé ont conçu la plate-forme Cancer info. Cette plate-forme apporte aux patients et à leur entourage des informations fiables et actualisées :

  • Des dossiers thématiques exhaustifs et constitués de fiches de référence, accessibles sur le site www.e-cancer.fr
  • Une ligne téléphonique, le 0 810 810 821 (prix appel local), ouverte du lundi au samedi, de 9h à 19h.
  • Une collection de guides d’information remis aux patients au cours des consultations « d’annonce de la maladie », pour les accompagner tout au long du traitement.

 

L’association loi 1901 réseau Osmose 92 Sud, a conçu

un ensemble de services pluridisciplinaires mis à la disposition du grand public. Elle offre aux personnes touchées personnellement ou leur entourage proche par la cancérologie la gérontologie et les soins palliatifs la possibilité de bénéficier gratuitement d’un certain nombre de services ; ceci à la condition que ces personnes habitent ou soient soignées dans un établissement du 92 Sud.

Par exemple : séances de soutien psychologique, de visites à domicile, d’ateliers de relaxation, de diététique, d’esthétique…

RESEAU OSMOSE

Adresse : 20/22, avenue Edouard Herriot – Immeuble Le Carnot – Hall 9
92350 – Le Plessis Robinson

Téléphone : 0820 20 00 65 ou 01 46 30 18 14
Fax :01 46 30 46 71
E-mail :info@reseau-osmose.fr

Pour ces personnes, comme pour toutes celles ne dépendant pas du 92 Sud, la lecture du site  reseau-osmose.fr apporte des informations et conseils très intéressants.

Un livre pour en savoir plus :

« La relation médecin-malade en cancérologie, de la théorie à la pratique », coordonné par le Professeur François Goldwasser, Ed. JBH Santé. Ce livre destiné aux médecins et à tous les professionnels de la santé exerçant à l’hôpital est le fruit d’un travail interdisciplinaire qui s’est construit à l’interface de la pratique de la cancérologie, des soins palliatifs et de la psychologie. Il aborde la question de la relation soignant/soigné à travers le point de vue des thérapeutes : Comment annoncer la maladie, une rechute, accompagner la fin de vie ; que vit le patient, le soignant? ; comment communiquer sur des sujets aussi délicats que la maladie, la dégradation et la mort. Chaque chapitre est mis en perspective grâce à des dessins humoristiques soulignant ainsi la complexité et la fragilité de cette démarche qui vise encore et toujours à accompagner au mieux son prochain.

Patricia Serin

Mars 2011

Les catastrophes expliquées aux enfants
18 mars 2011

Tout ce week-end, les enfants ont pu voir des images de la catastrophe naturelle qui a touché le Japon vendredi matin.

Devant cette vague boueuse drainant bateaux, maisons, voitures entrant profondément dans la terre, poursuivant des automobiles qui fonçaient pour lui échapper, chacun a ressenti un frisson devant l’impuissance de l’homme face à la nature.

Accident nucléaire de Tchernobyl en 1986, tempête de 1999 et de 2010 en France ,11 septembre 2001 (NY, USA). (Louisiane, USA). Tsunami du 26.12.2004 (Thaïlande) Ouragan Katrina en 2005…devant chaque catastrophe, les adultes se trouvent démunis devant les questions des enfants. Les parents se retrouvent eux-mêmes sidérés et impuissants  devant la violence qui se déchaine à l’écran, entrainant tout sur son passage et laissant des rescapés hébétés au milieu des décombres.

Que faire avec les enfants?

Avant 8 ans, l’enfant n’est pas capable de comprendre et de « digérer » la violence des images. Il convient de l’éloigner autant que possible de la télévision. Mais quel que soit son âge, et à fortiori avant 12 ans, ne laissez pas un enfant regarder seul les informations télévisées.

Mettez des mots sur les images, aidez l’enfant à verbaliser ses émotions. S’il a peur, pas de moquerie ou de mensonge. Oui, il s’agit de la réalité, ce n’est pas une fiction.  Le fait de voir des maisons en miettes, des enfants blessés, des adultes en larmes, génère un sentiment d’insécurité important chez l’enfant. Cela peut  se traduire par des cauchemars, des angoisses, de l’agressivité, des épisodes régressifs (pipi au lit par exemple) ou des somatisations.

Nous avons la chance d’être relativement protégés en France vis-à-vis de certaines catastrophes comme les tremblements de terre massifs et les tsunamis. Cela n’empêche pas d’en profiter pour expliquer aux enfants comment se forment les phénomènes météorologiques et quels sont les différents modes de production énergétique.

 Quel comportement adopter en cas d’incendie ou de tremblement de terre?

« Garder son calme »: en l’occurrence, les japonais représentent un modèle de dignité et de sang froid. Rappeler les règles de sécurité élémentaires, faire un rappel des gestes de 1ers secours (site de la Croix Rouge) pour leur donner confiance. L’homme n’est pas tout puissant,. En cas de séisme, que faire s’ils sont à l’intérieur d’une maison ? Se placer sous les tables ou sous les chambranles de porte afin d’éviter d’être écrasé par les murs. En cas de séisme lorsqu’ils sont à l’extérieur ? Surtout rester loin des immeubles afin d’éviter les chutes des débris des toits des immeubles. Et dans les deux cas attendre calmement la fin du tremblement de terre. En cas de tsunami ? Courir le plus vite possible vers les hauteurs et gagner les toits les plus haut possible.

 L’enfant a besoin de savoir que faire et que ses parents ont des ressources pour l’aider et le protéger. Un enfant, surtout avant 8 ans, a besoin de comprendre comment le monde fonctionne.  Les images chocs le traumatisent ; les plus jeunes ne possèdent pas encore le filtre de l’intellect et du raisonnement pour traduire leurs angoisses.

La notion du risque face à la nature permet aussi de sensibiliser les enfants au respect de leur environnement.Ainsi, la tempête Xynthia en 2010 a fait prendre encore plus conscience aux autorités des risques encourus sur le littoral.

La solidarité : Les enfants ont envie de faire plaisir, de consoler, par identification au comportement des parents avec eux. C’est aussi le moment de faire avec eux des « gestes de solidarité » :un dessin pour les enfants de « là-bas », donner un jouet, une petite pièce à la Croix Rouge française qui fait le relai avec la Croix Rouge japonaise ; autant de signes qui donnent un peu de baume au coeur et atténuent les angoisses d’un enfant.

Je vous conseille Mobiclic « Quand la terre est en colère » de novembre 2009 (n°117) .Les phénomènes des volcans, tremblements de terre et tsunamis y sont expliqués avec force schéma et pédagogie. De quoi expliquer clairement à ses enfants les colères de Dame Nature.

Un livre pour les parents : « Les peurs de votre enfant. Comment l’aider à les vaincre » de Stephen et Marianne Garber/Robyn Spizman. Ed.Odile Jacob,1997.

Un article écrit avec la journaliste Cécile Denayrouse de la « Tribune de Genève ». http://archives.tdg.ch/TG/TG/-/article-2011-03-3401/les-catastrophes-naturelles-expliquactuC3actuA9es-aux-enfants

Si nous ne pouvons pas éviter ces catastrophes naturelles, nous pouvons mettre des mots dessus et optimiser le dialogue avec nos enfants.

Patricia Serin,

 mars 2011

 

EMI/NDE : une expérience au-delà de l’ordinaire.
11 mars 2011

« …Après m’être retrouvée au plafond de la salle d’opération…puis dans un abîme de ténèbres…j’ai vu une lumière. A partir de ce moment, je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette lumière…dans laquelle je suis rentrée. C’était un océan d’Amour pur, de celui qui s’offre sans rien demander en retour. J’étais…totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais. Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace…C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. Mon Dieu, comment partager cette expérience ? Si chacun pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement… Près de moi, il y avait un être de lumière. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’amour qu’il dégageait. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, puissante et douce à la fois. Il m’a demandé : « Comment as-tu aimé » et « qu’as-tu fait pour les autres ? »…Pendant le déroulement de ce bilan (de vie), j’étais à la fois celle qui revivait chaque situation avec toutes ses émotions, et l’autre partie de moi, celle qui…était toute sagesse, connaissance et justice…Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En quelques secondes, j’ai vécu des millénaires….Je me rappelle avoir réintégré mon corps en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette. Toute l’expérience s’effaçait…Finie la plénitude, finie la liberté (et la connaissance totale)….Mais je sais depuis que l’amour est le secret de la vie »

Extrait du livre-témoignage de Nicole Dron « 45 secondes d’éternité » ed. Kymzo, 2009. Récit autobiographique d’une E.M.I vécue en 1968, alors que Nicole a 26 ans. Après la naissance de son deuxième enfant et suite à 2 hémorragies, son cœur s’arrête pendant 45 secondes sur la table d’opération.

Le dernier film de Clint Eastwood, « Au-delà », aborde le thème tabou de la mort, ainsi que les sujets controversés de la vie après la mort, les EHC (expériences hors du corps), la médiumnité, les EMI (expériences de mort imminente). Ces dernières ont fait l’objet d’adaptations cinématographiques telle que : « L’expérience interdite » de Joël Schumacher en 1990.

Le film « Au-delà«  a le mérite d’aborder des sujets sensibles tout en mettant en garde contre le charlatanisme et l’exploitation de la douleur de gens endeuillés ou crédules. Le scénariste Peter Morgan et le réalisateur Clint Eastwood mettent en scène une EMI sans préjugés ni prosélytisme. « Nous ne savons pas de quoi est fait l’au-delà. Certains y croient, d’autres non. C’est seulement après que nous serons fixés » souligne Clint Easwood.

Depuis la nuit des temps…

Si le sujet des E.M.I touche autant, c’est bien sur parce qu’il parle de la mort,  de ce qui lui est associé : Angoisses, douleurs, pertes, deuil… La conscience de la mort  étant propre à l’homme, on trouve des descriptions très anciennes de cette expérience. Le premier récit d’E.M.I connu remonte à 372 avant J.C dans le livre de République. Platon y rapporte via Socrate, l’aventure d’Er le Pamphylien, revenu de l’au-delà pour raconter aux vivants ce qu’il avait vu.

« L’expérience de mort imminente est une expérience profonde que traversent principalement des personnes ayant frôlé la mort. Une EMI implique la sensation de quitter son corps, de transcender nos concepts habituels de temps et d’espace. Certaines personnes rapportent avoir eu des visions de parents et d’êtres chers décédés, quelques fois de figures divines ou mystiques. Parfois on revoit toute sa vie et on juge son propre comportement ; finalement, on atteint un point de non-retour. Ensuite, on en revient et l’on essaie de trouver un sens à cette expérience« , explique la chercheuse Evelyn Elsaesser-Valarino. Le cardiologue néerlandais Pim van Lommel la définit comme un « état de conscience particulier qui se produit pendant une période imminente ou effective de mort physique, psychologique ou émotionnelle » : arrêt cardiaque, coma, anesthésie, choc émotionnel, expérience mystique.

Des récits d’expériences similaires se retrouvent dans les folklores et écrits du monde entier, quelques soient les cultures et les croyances religieuses. La première publication décrivant l’EMI comme un syndrome clinique se fit en 1892 à l’initiative d’Albert Heim, géologue passionné d’alpinisme. Il expérimente l’E.M.I en 1871 lors d’une chute. «…pendant la chute, je vis comment  mes proches reçurent l’annonce de ma mort et je les consolai en pensée. Ensuite, depuis une certaine distance, je vis comme sur une scène de théâtre le déroulement de l’ensemble de ma vie en de nombreuses images… Tout était comme transfiguré par une illumination céleste, tout était beau et sans douleur, sans peur et sans aucune tourmente ». Au cours de ses recherches, Heim constate : « Pour la grande majorité de ces personnes (95%), le même phénomène se produit, indépendamment de leur niveau d’instruction… Cet état peut être décrit comme suit : Aucune douleur, aucune peur, aucune trace de désespoir… plutôt une gravité tranquille… le temps semble fortement dilaté. On agit de manière fulgurante et on pense juste. Dans de nombreux cas se produit une revue soudaine de l’ensemble de son passé… ». Même constat pour E.Bush (1983) et Sutherland (1995) qui ont comparé des EMI d’enfants et d’adultes. « Il semble que ce n’est qu’au niveau de la description et de l’interprétation que le conditionnement culturel peut avoir une influence, tandis que la structure profonde  de l’expérience reste universelle« .

Publications, études et statistiques.

En 1975, le psychiatre Raymond A. Moody rencontre un succès inattendu avec la publication du livre « La vie après la vie« . Le scientifique propose l’expression « NDE : Near death experience » pour désigner cet évènement et « experiencers » pour parler des personnes qui l’ont vécu. En français, nous utilisons le terme « EMI : expérience de mort imminente », et « expérienceur ». Cette terminologie avait déjà été employée par le chercheur français Victor Egger en 1895.

En 1981, les américains Kenneth Ring, Bruce Greyson et John Audette (respectivement professeurs de psychologie, de psychiatrie et de sociologie) créent IANDS USA : International Association for near death studies : International Association for Near Death Experience (Association internationale d’études des états de mort imminente. Chez nous, IANDS France* travaille depuis 1987 au recueil et à l’étude des témoignages d’expérienceurs. L’IMI, Institut de métaphysique* depuis 1919, et maintenant l’INRESS* depuis 2007, étendent leurs recherches à toutes les expériences paranormales et transpersonnelles. Avec le développement des techniques de réanimation, la mise en place de structures de soins palliatifs, des dizaines d’études, fruits d’années de recherches, ont été publiées.

Selon les études (Ring en 1984, Sutherland en 1984…), entre 55 et 89% des expérienceurs développent des capacités extrasensorielles. L’hypothèse avancée est que tout être humain posséderait ces facultés à l’état latent et qu’un élargissement de la conscience activerait ce potentiel.

Dans « Ma vie, souvenirs, rêves et pensées« , le Psychiatre suisse C.G.Jung rapporte une description très similaire aux EMI survenues  après un infarctus en 1944 : « …Bien loin en-dessous de moi, j’apercevais la sphère terrestre baignée d’une merveilleuse lumière bleue… Je savais que j’étais entrain de quitter la terre… tout ce que je croyais, désirais ou pensais … se détachait de moi ».

Fréquence de l’EMI : Selon les études outre-Atlantique, de 5% à 36% des individus pensaient avoir frôlé la mort à un moment de leur existence. En France, le chiffre de 2 millions d’expérienceurs est généralement avancé.

Conséquences et bouleversements

L’étude de milliers de NDE a fait ressortir la présence de composantes bien identifiables qui forment un schéma type de l’expérience. Il n’y a pas deux NDE semblables, et tout le monde ne vit pas toutes les étapes connues, mais une NDE est facilement reconnaissable à certains traits particuliers comme la sensation de sortir de son corps, l’impression de pénétrer dans une réalité transcendante, la perception d’une lumière-présence irradiante d’amour, etc.

Une NDE se produit chez des individus normaux et sains, qui la plupart du temps ignoraient tout de l’expérience avant qu’elle ne survienne. Des personnalités du monde scientifique, médical, politique et artistique ont d’ailleurs vécu des NDE, mais hésitent à en parler publiquement. On la retrouve chez l’enfant comme chez le vieillard, chez l’homme comme chez la femme, indépendamment de leur milieu d’origine (Iands-France).

« Les expérienceurs souffrent du décalage entre leur nostalgie de cet état de sérénité, de liberté, de bonheur et d’amour absolu qu’ils ont vécu lors de l’EMI et la difficulté à se réinsérer dans le cadre familial et communautaire dont ils ne reconnaissent plus tout à fait les valeurs ni les aspirations. Commence alors un  long cheminement vers une nouvelle façon de vivre qui pourra se mettre en place quand l’EMI sera complètement intégrée « E.E Valarino.

Le processus est d’autant plus long que l’expérienceur vit dans un milieu ou une culture imperméable à ce genre d’expérience. Au mieux, il est pris pour un rêveur ou un doux illuminé ; au pire pour un fou furieux à interner sans tarder.

Pim van Lommel résume les conséquences d’une EMI (étude sortie en 2001 dans le journal médical britannique « The Lancet » sur 344 rescapés d’arrêt cardiaque en hôpitaux).

« Une EMI est à la fois une crise existentielle et une intense leçon de vie. Les individus changent après une EMI car ils ont vécu l’expérience consciente d’une dimension dans laquelle le temps et la distance sont abolis…ils expérimentent la connaissance illimitée et l’amour inconditionnel… Après une EMI, les individus se rendent compte que tout et tous sont connectés, que chaque pensée a un effet à la fois sur soi-même et les autres et que notre conscience perdure au-delà de la mort physique. Ils réalisent que la mort n’est pas la fin de toute chose. »

Pour la plupart, la relation d’empathie envers les autres prime sur l’attachement aux biens matériels et à la réussite sociale. La soif de connaissance, la spiritualité, la diminution de la peur de la mort et la croyance en une vie après la mort sont caractéristiques.

Les enfants et les adolescents traversent également une transformation profonde et durable. Leur statut familial, le lien de loyauté et d’obéissance à leurs parents leur laissent moins de liberté pour réaménager leur vie. Ils se sentent seuls, différents, et s’isolent souvent des autres. Comme pour certains adultes, il existe un risque de dépression ou autre signe de mal-être à ne pas prendre à la légère.

Certaines personnes témoignent d’une EMI « négative ou effrayante« . Avec le recul, lorsque cette expérience est bien intégrée, elles concluent sur la chance d’avoir pu faire cette remise en question de leurs valeurs. Elles réalisent que le choc de l’ego et/ou la défense contre ce décalage avec leur vie précédente a pris le dessus. Le « tsunami » émotionnel a alors été trop débordant pour laisser la place aux conséquences positives. D’aucunes choisissent aussi la thèse du « cocktail neurochimique » inondant le cerveau au moment de la mort… cette thèse est âprement discutée par les chercheurs de tous bords.

Les EMI d’aveugles : Une étude menée par Ring et Cooper en 1999 sur des aveugles, y compris de naissance, témoigne de perceptions visuelles et du déroulement identique de l’expérience.

Quant à une EMI consécutive à une tentative de suicide, elle a pour bénéfice pour 99 % des sujets de n’être pas suivie de récidive ; ce qui n’est malheureusement pas le cas pour les TS classiques.

Phases types du déroulement d’une EMI

  • La sortie hors corps
  • Le passage par un tunnel
  • L’apparition d’une lumière éclatante
  • La rencontre avec un être de lumière personnifiant l’amour inconditionnel
  • Le sentiment de bonheur infini et d’une paix profonde
  • La rencontre avec des proches décédés ou des guides
  • La vision de paysages paradisiaques
  • La revue de vie panoramique
  • L’accès à la connaissance absolue
  • La vision du futur individuel ou collectif
  • La certitude d’appartenir à une unité cosmique et d’en comprendre les lois et le sens
  • Perception d’un point de non-retour
  • Retour à la vie choisi ou imposé

Différentes hypothèses d’interprétation

Nous avons déjà abordé la notion de défense psychologique

Sur le plan psychiatrique,  les troubles dissociatifs diffèrent de l’EMI en ce sens que la personne se sent décalée et non séparée de son corps comme dans l’EMI. De plus, elle ne reproduit pas la richesse de contenu ni les phases classiques de l’expérience extraordinaire.

Même chose pour les hallucinations et l’anoxie (privation d’oxygène dans le cerveau). On constate qu’un traitement psychiatrique calme les hallucinations d’une personne malade. Le même traitement sur une personne « normale » ayant vécu une EMI n’élimine pas le souvenir du vécu transpersonnel. La plupart des délires et des hallucinations rendent les gens plus angoissés et agressifs. Au contraire, les EMI favorisent l’altruisme, l’optimisme, le respect et l’amour de la vie. Bien sur, une personne atteinte de troubles psychiatriques peut également vivre une EMI.

Les scientifiques avancent l’hypothèse d’un cocktail chimique inondant le cerveau au moment de la mort et procurant un état euphorique.

Etat de la recherche

A ce jour, aucun modèle médical, neurologique, psychologique et parapsychologique n’est en mesure d’expliquer l’EMI dans sa globalité et toutes ses composantes. « C’est reconnaitre les faits que de dire que quelque chose sort du corps, perçoit véritablement, pense et ressent des émotions, indépendamment du corps ; mais nous ne savons pas de quoi il s’agit. Nous avons des termes religieux pour définir cette expérience, mais pas de vocabulaire scientifique » B. Greyson 2008.

Les recherches continuent. A l’étranger et en France, sous l’instigation principalement de IAND-France*, L’IMI* et L’INRESS*.

Des modèles neurophysiologiques commencent à émerger et il est probable que ce sont des expériences de ce type qui sont à l’origine du sentiment du sacré et de la constitution des religions.
Pouvant difficilement être mesurée à l’aide des critères de la réalité matérielle habituelle, la NDE met en jeu de nombreuses redéfinitions : réalité, normalité, croyance, spiritualité, etc. (IAND-France).

La position du thérapeute de santé

Ecoute rigoureuse, bienveillante, sans jugement ni interprétation réductrice sont des pré-requis indispensables. Un diagnostic différentiel approprié doit être posé. Attention aux gourous et autres charlatans sans aucune formation clinique rigoureuse et/ou profitant de l’expérienceur pour l’abuser.

Cette expérience bouleverse la vie, modifie l’échelle des valeurs. Elle oblige à réaménager ses priorités, ses choix de vie et à réorganiser ses relations avec l’entourage. Cela crée souvent des tensions, des incompréhensions vis-à-vis de cette personne que l’on ne reconnait plus.

L’EMI est un rite de passage, une initiation dont la richesse des apports n’est pas simple à intégrer. La « conversion » est parfois radicale : métier, couple, amis, spiritualité… quelle nouvelle voie d’accomplissement choisir pour « remplir sa mission », celle qui a justifié le « retour ».

Autant de thèmes abordés lors d’une psychothérapie dont le but reste d’accompagner une personne dans la découverte de ses origines, du sens donné  à son existence en relation avec le monde et à l’accomplissement du Soi en soi.

*IANDS-France www.iands-france.org/

*IMI www.metapsychique.org/

*L’INREES, Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires, offre aux soignants, à la communauté scientifique, ainsi qu’au grand public la possibilité de mieux comprendre ces expériences hors du commun vécues par des millions de personnes
www.inress.com/

Des livres pour aller plus loin :

« Deadline, dernière limite » du Dr Jean-Pierre Jourdan. Ed. Pocket 2010.

« Les Preuves scientifiques d’une vie après la vie » Dr Jean-Jacques Charbonnier.

Ed. Exergue. 2008.

« L’arbre du choix » de Nicole Canivenq. Ed. Le Temps Présent. 2010

« 45 secondes d’éternité » de Nicole Dron. Ed. Kymzo. 2009.

« La mort n’est pas une terre étrangère » de Stéphane Allix. Ed. Albin Michel. 2011.

« Manuel  clinique des expériences extraordinaires ». Sous la direction de Stéphane Allix et Paul Bernstein. Ed. INREES/ Inter Editions. 2009.

Un dossier complet consacré à l’EMI ou NDE est disponible sur le Magazine de l’Inrees de janvier 2011, suite à la sortie du film « Au-delà » de Clint Eastwood. Disponible à partir du site de l’Inrees  www.inress.com/

Patricia SERIN

Mars 2011

Le sac à main, un concentré de soi.
10 mars 2011

On en parle en ce moment !

Le dernier livre du sociologue Jean-Claude Kaufmann nous parle du monde secret des sacs à main. Dans la droite ligne de la découverte de soi décrite dans notre chapitre « Thérapie Flash ».

Interviewé par Faustine Bollaert sur Europe 1 le 10 mars, il explique comment l’exploration d’un simple sac  à main nous en dit long sur notre personnalité.

Présentation de l’éditeur, JC Lattès :

« Le sac n’est pas un objet ordinaire. En plongeant dans ses profondeurs, ce livre nous révèle un univers immense et fascinant où le cœur de l’intime et les vérités secrètes croisent les images de soi qu’on rêve d’afficher. On y met un peu tout et n’importe quoi à la va-vite, et ces gestes sont aussi naturels et spontanés que sont agaçants les efforts en sens inverse pour trouver les clés ou le téléphone qui s’y cachent.

Accessoire de mode, le sac n’a pourtant rien d’accessoire. Jean-Claude Kaufmann nous explique pourquoi il est l’un des lieux privilégiés où se fabrique l’identité. Ce n’est pas un hasard si certaines parviennent à raconter leur vie au travers de leur sac et de son contenu. Quant aux petites choses qu’il recèle, même les plus dérisoires ont beaucoup à dire. Il n’est pas rare, par exemple, qu’on y trouve des cailloux ! Et on aurait bien tort de se moquer. Car là se nichent mille pépites de sentiments et d’émotions. Jean-Claude Kaufmann n’en doute pas un instant : entre tendresse et passions, le sac est un vrai petit monde d’amour qu’il nous propose de partager.

Jean-Claude Kaufmann est sociologue. Directeur de recherches au CNRS il scrute les détails les plus fins de notre vie quotidienne et démontre avec humour que rien, jamais, n’est anodin. Partant de l’analyse concrète, il perce à jour l’évolution de l’individu ou le comportement du couple dans notre société. Une démarche originale suivie avec curiosité par un très large public. Ses livres sont traduits en quinze langues ».

STAGE DE GÉNOSOCIOGRAMME 2/3 JUILLET 2011
1 février 2011

J’organise les samedi 2 juillet (après-midi) et dimanche 3 juillet (toute la journée), un stage de génosociogramme.

Atelier « Histoire de vie, le génosociogramme »

Ce stage est l’occasion de décrypter l’héritage familial. Identifier, comprendre, transformer ses richesses et ses symptomes… Secret de famille, syndrôme anniversaire, dette transgénérationnelle, loyauté invisible… Des concepts mis à jour au cours de ce stage pour rompre la chaîne répétitive des échecs, des non-dits et des traumas….. Un stage pour retrouver son libre arbitre, être acteur de sa vie.

Lieu : 22 avenue Jules Ferry à Malakoff  -  Cout : 180 euros les 2 jours - Horaires : samedi de 14h à 18h, dimanche de 10h à 18h.

Pour tout renseignement ou inscription :
contact@serin-patricia.com

Pour aller plus loin sur la notion de génosociogramme, je vous invite à aller sur la page Psychogénéalogie de ce site et sur les articles du Blog « Synchronicité – le livre rouge » de sept. 2011 et « Le syndrome anniversaire » d’octobre 2010.